03/05/2005

Du très concret, pour cette édition de mai des Mardis de l’Environnement. Comment se donner, et donner aux jeunes surtout, les moyens pour respecter la nature afin de la conserver. La question est cruciale, car bien sûr seuls des changements d’attitude permettront d’infléchir le cours actuel de dégradation généralisée du monde physique et vivant qui nous entoure. Notre monde.

Florence de Monclin, conseillère pédagogique de la Fondation Nicolas Hulot, a décrit la formation et les actions mises en place par l’école de cette fondation, installée à Branféré, dans le Morbihan. Elle accueille des enfants (et aussi des adultes) pour des classes d’environnement : parcours découverte, exploration, enseignements. En 2004, 38 classes, pour 778 enfants, ont été encadrées. Pour le WWF France, Cedric du Monceau, son directeur général, le message à destination du public passe par des outils pédagogiques. Le plus récent est une mallette, « Kit Planète attitude », qui incite les élèves à imaginer une école dont la conception respecte les critères environnementaux . Et puis le WWF, avec ses 230 gîtes Panda, dispense aussi ses messages de protection de la planète à travers la France. L’association compte ouvrir, en collaboration avec le photographe Yann Arthus-Bertrand, une maison de la biodiversité, dans le bois de Boulogne, d’ici deux à trois ans.

Thierry Lerévérend a exposé la mission de la Fondation européenne pour l’éducation à l’environnement (FEEE). Elle se traduit par deux programmes. « Jeunes reporters pour l’environnement » : les adolescents se transforment en journalistes, et interrogent les passants sur des thématiques environnementales. Ils réalisent des articles, éventuellement des vidéos (certaines ont été diffusées par la chaîne Planète Future, animée par Marie-Pierre Cabello, avant que cette chaîne ne soit victime des réorganisations du groupe Canal+). L’autre programme est celui du label « Eco-Ecole » : ce label récompense les écoles qui ont su monter un projet d’excellence environnementale, avec la participation de tous les acteurs concernés, du maire de la commune au corps enseignant et aux élèves. Il s’agit de faire un diagnostic sur l’établissement (eau, déchets, énergie) et de proposer un schéma d’amélioration, sur trois ans.

Chantal Dauphin, pour la Direction des risques naturels du ministère de l’Ecologie, a souligné toute l’importance qui est accordée à la sensibilisation à ces risques majeurs. Même si, d’un point de vue pratique, on peut considérer que ce ministère ne se donne pas beaucoup de moyens pour traduire dans les faits une telle sensibilisation.

Enfin deux initiatives intéressantes ont été exposées par leurs auteurs. Marika Princey, fondatrice de Planète Avenir, a créé deux trophées, qui sont décernés par des enfants, pour le respect de l’environnement. Le premier, le trophée action, récompense des entreprises et des collectivités. Le second, le trophée conscience, récompense des personnalités. Et puis deux étudiantes en écologie à l’université de Paris VI, Mélina Sahli et Caroline Le Beux, ont imaginé le projet « Hic et Nunc », pour la conservation in situ de grands mammifères (bison, ours polaire, tigre, grands singes). Ce projet a été illustré par un ensemble de diapositives, et il doit faire l’objet de conférences dans les mois qui viennent.

 

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