03/11/2009

Il est peu de dire que la prochaine conférence internationale sur les changements climatiques, qui doit se tenir à Copenhague (Danemark), à partir du 7 décembre, suscite de l’intérêt. Mais cet intérêt se partage entre deux tendances : l’une, de l’espoir d’une réussite, en fonction de l’urgence des questions et de la nécessité de les résoudre ; et l’autre, d’un certain scepticisme, dans la mesure où les deux acteurs majeurs, les Etats-Unis et la Chine, semblent actuellement, à la veille de cette réunion, peu décidés à faire les efforts indispensables pour que des résultats substantiels soient obtenus.

Il est peu de dire que la prochaine conférence internationale sur les changements climatiques, qui doit se tenir à Copenhague (Danemark), à partir du 7 décembre, suscite de l’intérêt. Mais cet intérêt se partage entre deux tendances : l’une, de l’espoir d’une réussite, en fonction de l’urgence des questions et de la nécessité de les résoudre ; et l’autre, d’un certain scepticisme, dans la mesure où les deux acteurs majeurs, les Etats-Unis et la Chine, semblent actuellement, à la veille de cette réunion, peu décidés à faire les efforts indispensables pour que des résultats substantiels soient obtenus. Un effort important est fait par la France et par le Brésil, qui ont adopté des positions communes, pour trouver des compromis et entraîner les pays hésitants. Cela sera-t-il suffisant ?

Le ministre conseiller aux Affaires économiques de l’ambassade des Etats-Unis à Paris, Seth Winnick, a donc eu fort à faire pour défendre la position de son pays. Mais il s’y est appliqué avec clarté, sans langue de bois, soulignant les décisions déjà prises par l’administration Obama pour réduire un peu la facture énergétique : notamment des investissements de 80 milliards $, une baisse programmée de 40% de la consommation des voitures en 2016. Il a rappelé aussi que dans le système américain, le pouvoir fédéral devait composer avec celui des Etats, et avec celui des cours de justice, qui font appliquer les normes légales. Néanmoins, on voit bien que les options américaines diffèrent, quant au réchauffement, de certaines qui sont défendues par certains acteurs en Europe : « Notre idée est d’arriver à faire baisser la consommation d’énergie, mais certainement pas de revenir au XIXe siècle ». En d’autres termes, la notions de décroissance ne peut être retenue. Et puis sur Copenhague, Seth Winnick estime que ce n’est pas la réunion de la dernière chance. Il devrait y en avoir d’autres après, et de toutes façons les Etats-Unis sont résolus à participer pleinement au processus.

Avant que Serge Orru, directeur du WWF-France, n’intervienne, le réalisateur David Martin a présenté des images de son film « Un avenir à quel prix », et commenté la crise actuelle. Concernant cette conférence de Copenhague, Serge Orru appartient au camp de ceux qui fondent de grands espoirs sur elle. Il a fortement appelé de ses vœux la présence souhaitée du président Obama, prix Nobel de la Paix, qui pourrait jouer un rôle de catalyseur. Car « il existe un ultimatum climatique, il y a péril en la demeure », et même plus, « il s’agit d’une guerre »… Se déclarant très préoccupé par l’avenir, et notamment ce qui sera laissé aux générations futures, il a donné des précisions sur l’appel à signatures lancé par plusieurs ONG, dont le WWF, en juin dernier, sur cet « ultimatum climatique ».

Pour terminer ce débat animé et instructif, Brice Lalonde, ambassadeur chargé des négociations internationales sur le changement climatique, est apparu dans une vidéo, expliquant les enjeux de Copenhague, et rappelant les positions de la France .