04/05/2010

Il y a les grands forums nationaux ou internationaux pour les options majeures. Et puis tous les projets à l’échelle locale ou régionale, qui font autant, sinon plus parfois, pour éduquer et conserver le capital naturel. Voici de bons exemples de ces derniers enjeux, pleinement d’actualité, mais comment parler de la nature aujourd’hui ?

Tant en France qu’à l’étranger, la défense et la conservation de la nature s’exercent en fonction des mêmes critères de responsabilisation vis-à-vis du patrimoine auquel on s’adresse, et en fonction des mêmes impératifs de travail permanent. Il y a les grands projets qui intéressent des régions et des pays, il y a ceux qui s’appliquent à des environnements limités, au niveau local. Les uns et les autres sont nécessaires et se complètent. Ce sont ces derniers qui ont été mis en avant lors du Mardi de l’Environnement de mai. De bons exemples de ce que l’on peut faire, avec des acteurs passionnés :

. François Lasserre, administrateur de l’OPIE , association spécialisée dans les insectes. Il est aussi responsable d’un projet pédagogique pour la société Nature et Découvertes. Il a parlé avec conviction du rôle utile des insectes, qui restent globalement méconnus. Et pourtant ils sont légion, et rendent notamment des services irremplaçables à l’homme. François Lasserre s’efforce de « tordre le cou » aux idées reçues sur nombre d’insectes, considérant par exemple, que « seuls 5% d’entre eux peuvent être considérés comme nuisibles dans la nature. »
. Sabrina Krief, du département « Hommes, Natures, Sociétés » du Muséum national d’Histoire naturelle. Elle travaille sur un projet d’étude de l’utilisation des plantes par les grands singes à des fins d’auto-médication, en Ouganda. Elle a contribué à mettre au point une malle pédagogique pour les populations vivant à proximité de ces primates, passant d ‘école en école, car beaucoup de ce plantes sont aussi utilisées par les populations.
. Emmanuelle Vibert, co-animatrice avec Hélène Binet de l’opération « Laissons pousser » à Paris. Cette opération consiste à distribuer des sachets de fleurs sauvages et des graminées dans des espaces adéquats (cours privées, écoles, friches, etc.) de villes-partenaires, pour accroître le patrimoine végétal et favoriser le connaissance de la flore. Une recette à la française de l’action « guerilla gardening » initiée avec un grand succès à New-York, et particulièrement suivie aussi à Londres.
. Le réalisateur Frédéric Fougéa était aussi présent pour porter le témoignage de ses rencontres avec la nature, lors de ses tournages. Il a parlé de son film en cours de réalisation sur la France sauvage.

Au total, on le voit, de véritables présences sur le terrain, qui ne demandent qu’à être multipliées …

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