04/11/2008

Certes, les habitués des Mardis de l’Environnement assistent plus généralement à des débats tournant autour de la nature, de la faune, de l’écologie, bref ancrés dans les préoccupations environnementales actuelles. Alors un sujet sur le design et l’écologie ? Et bien, c’est aussi une problématique intéressante, qui agit, sans que l’on s’en aperçoive souvent, dans le quotidien. Faire respecter des critères environnementaux dans la conception, la production et l’usage des objets, c’est participer au mouvement général qui vise à mieux respecter des impératifs d’ergonomie, de meilleure utilisation des matériaux, à ne plus accepter que le « jetable », avec son cortège fréquent de gaspillages, s’impose, comme il l’a communément fait durant les décennies passées.

Anne-Marie Boutin, présidente de l’Agence pour la promotion de la création industrielle, a abondé en ce sens. Commentant à l’écran les images d’objets « design » qu’elle avait apportées, elle a insisté sur les notions d’eco-efficacité et d’économie d’énergie. Car le design, à l’heure de l’écologie, c’est aussi l’importance du recyclage des éléments organiques et des éléments industriels. Lui succédant à la tribune, Laurent Bousquet, gendre de Pierre Rabhi, a présenté le projet, en cours de construction, du hameau du Buis, qui fait appel à tous ces concepts d’économie d’énergie (et d’énergies renouvelables), tout en mettant en forme des bâtiments inscrits pleinement dans leur environnement naturel. Et Sarah Chauliaguet, elle, a décrit la philosophie de la « permaculture », un concept anglo-saxon, qui vise à promouvoir « une agriculture permanente incorporant des modèles naturels », bien que sa démonstration n’ait pas semblé vraiment marquée par beaucoup d’éléments nouveaux…

La passion et l’intérêt, par contre , ont caractérisé l’intervention de l’architecte Jean-¨Paul Reti, qui a été étroitement associé au projet d’aménagement de Paris Rive Gauche, sur 130 ha, et qui a souligné la nécessité d’être à l’écoute des besoins humains en matière de conception d’habitations. Et en matière de passion, une autre invitée s’est distinguée, Clara Mantica, journaliste italienne, fondatrice avec Giuliana Zoppis d’un circuit de promotion du développement « soutenable » (terme que Clara Mantica préfère à « durable »), le circuit Best Up, pour tous les acteurs professionnels du design.

Pour partager cette information