01/06/2004

La semaine du développement durable a été l’occasion pour les Mardis de l’Environnement de faire témoigner quelques acteurs de cette problématique en France, le 1er juin. Se sont retrouvés à la tribune André-Jean Guerrin, directeur adjoint des Etudes économiques et de l’Evaluation environnementale, au ministère de l’Ecologie et du Développement durable ; Philippe Normand, de la société Dolopale ; Jean-François Claude, de l’AFPA (Association de formation professionnelle des adultes) ; Gilles Vermot-Desroches, responsable de la communication de la Fondation Schneider Electric ; Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement, et Gilliane Le Gallic, productrice de cinéma.

Chaque intervention a donc permis d’évoquer une facette différente du développement durable, des questions qu’il pose, et des réponses qui peuvent être apportées. Le ministère de l’Ecologie a recensé, pour cette semaine particulière, plusieurs centaines de cas de projets de développement durable ayant valeur d’exemple ; Des sols de potagers contaminés par les rejets d’une usine chimique, dans le nord de la France ), s’est associée à la semaine du développement durable, sous la forme de films projetés chez ses clients ; Une ancienne ministre, Corinne Lepage, a replacé le développement durable dans le champ politico-social ; elle a souligné que les drames écologiques à venir ne pourront être évités que si l’on crée un système économique à partir d’un système écologique, et non l’inverse, comme c’est le cas actuellement ; elle a estimé que les femmes étaient bien plus sensibilisées que les hommes aux questions écologiques (notamment dans le rapport de l’écologie avec la santé) et qu’un réel progrès, sur ces questions, serait enregistré si l’information, d’une manière générale, était  » libérée « , chacun étant désormais plus responsable dans la gestion de ses propres risques ; Enfin Gilliane Le Gallic, tout en approuvant les propos de Corinne Lepage, a rappelé son ancienne implication dans la manifestation du  » Jour de la Terre  » et mis l’accent sur la nécessité du développement durable, non seulement à l’échelle des actions individuelles, mais aussi à l’échelle de la planète.