01/02/2011

L’agriculture biologique en France est à un tournant important : avec le fléchissement des aides gouvernementales, les nouvelles règles de la politique agricole commune européenne (PAC), la pression des OGM.
Comment se développer pour faire face à la demande, voilà le défi qui lui est posé. Pour répondre à l’ensemble de ces questions et faire une comparaison avec les Etats Unis, Patricia Ricard recoit, – Arnaud Apoteker, Greenpeace France, Dossier et actions OGM, – Lashonda McLeod, Attachée agricole pour le bio aux Etats-Unis, – François Burgaud, Directeur des relations extérieures du GNIS, interprofession semences, – Olivier Mugler, Gérant de la biocoop Canal-Bio 19eme, qui représente pour Biocoop le bassin Paris , Le bio, entre OGM et agriculture conventionnelle L’agriculture biologique en France peine encore à se développer : elle ne représente que 2% de la consommation, dont 40% sont d’ailleurs importés. Olivier Mugler, gérant de la Biocoop Canal-Bio du 19ème arrondissement, à Paris, et représentant à la tribune du Mardi de l’Environnement l’entreprise Biocoop, en rappelant ces chiffres, a estimé que le principal problème était que les politiques ne soutiennent pas suffisamment cette filière. Quand bien même un fort potentiel pour elle existe chez les consommateurs. Mais les organismes de certification du bio, par exemple, sont peu nombreux, 5 au total, contre 98 aux Etats-Unis. Et la situation dans ce pays a bien été évoquée par Lashonda McLeod, attachée agricole à l’ambassade américaine à Paris. Elle a présenté l’organisation du bio américaine, celle du National Organic Program, basée sur la législation de l’Organic Foods Production Act de 1990. La consommation américaine de bio est double de la française, avec 4% de la consommation totale ; elle représentait en 2008 14 540 exploitations, sur 1,7 million d’hectares. Ce programme comprend notamment une liste des substances autorisées et interdites en bio. Et parmi ces dernières, les OGM, les radiations ionisantes et les boues d’épuration. Les OGM, bien sûr, sont considérés par les producteurs bio (et aussi par les consommateurs) comme des menaces qui sont loin de s’éloigner … Arnaud Apoteker, spécialiste de ces questions pour Greenpeace, a rappelé le risque de contamination existant entre les cultures OGM et les cultures bio. Il s’est élevé contre la réglementation européenne qui admet jusqu’à 0,9% d’OGM dans un produit bio. Et il a souligné que cette existence des OGM posait des problèmes supplémentaires aux producteurs bio, car elle leur crée des frais supplémentaires pour tenir compte des réglementations qu’elle induit. François Burgaud, directeur des relations extérieures du GNIS (interprofession des semences), se trouvait nominalement un peu isolé à côté des autres intervenants, car son organisme représente, justement, toutes les semences, et notamment celles qui sont transgéniques … Mais il a assez fermement indiqué que le GNIS se plaçait dans le droit fil des réglementations européennes, qu’il existait 30 000 variétés de plantes française conservées en tant que ressources génétiques, et que chaque type de culture pouvait cohabiter avec les autres … Présentation « Le sol, la terre et les champs » de Claude et Lydia Bourguignon Plus d’infos : -www.repasbio.org -www.greenpeace.org -www.gnis.com -www.semences-biologiques.org -www.lams-21.com -www.biocoop.fr -www.roc.asso.fr -www.fne.asso.fr -www.wwf.fr -www.correns.com La Fête du bios -www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com – www.fondation-nicolas-hulot.org « le Jardinier responsable » Editions Deyrolle pour l’avenir, 46 Rue du Bac 75007 Paris « Retrouvez les invités des Mardis de L’Environnement dans C’est pas du vent ! l’émission d’Anne-Cecile Bras sur RFI, le seul magazine quotidien sur l’environnement, pour s’informer avant d’agir» , de 11h10 à 12h www.rfi Paris 89 FM. Rubrique Mardi de l’environnement sur www.radioethic.com