08/11/2005

Il est maintenant avéré que la température globale de la planète s’accentue, et ce n’est pas franchement rassurant. Car tous les écosystèmes , et les êtres vivants (l’homme compris, bien sûr), subissent déjà des changements, qui sont loin d’être favorables. Et dans cette élévation des températures, la responsabilité humaine est déterminante. Ce sont les activités, et notamment les industries, surconsommatrices d’énergie, qui se traduisent par ce « forcage » climatique. Que faire pour réagir ? Quelles solutions adopter pour devenir un peu plus raisonnables ? Le Mardi de l’Environnement du 8 novembre s’était placé dans cette thématique essentielle et pleinement d’actualité.

Michel Petit, président de la section scientifique et technique du Conseil général des technologies de l’information, a d’entrée rappelé l’état des choses. En 1960, dans le monde, 2 millions de tonnes de carbone étaient émises (elles jouent un rôle fondamental dans ce forcage climatique). Aujourd’hui, il faut compter avec 5 à 6 millions de tonnes. L’accroissement des températures se traduit par des variations des précipitations, ainsi que par une élévation du niveau de la mer. Le climat « se dérègle. » Et le problème, c’est que l’on ne sait pas comment prévoir, à fortiori maîtriser, ce dérèglement. La modélisation du comportement des nuages, en particulier, est très imparfaite.

Sur le point de l’élévation du niveau marin, Gilliane Le Gallic a livré son témoignage, particulièrement instructif. Elle est devenue une sorte d’ « ambassadrice » de Tuvalu, un archipel du Pacifique menacé par cette montée des eaux. Elle a ramené de son dernier séjour dans ces îles des photos particulièrement suggestives des menaces auxquelles sont confrontés les habitants, et du risque qu’il y a de voir disparaître à terme la nation tuvalienne… Pour sauver l’archipel, il faut prendre des mesures drastiques de protection , mais aussi adopter des procédures plus respectueuses de l’environnement, comme l’utilisation des énergies renouvelables. Yves Leers, de l’Ademe, a précisé l’implication de son organisme pour favoriser ces énergies à Tuvalu, et dans d’autres régions du monde, notamment les DOM-TOM. Le choix de l’éolien, du solaire et de la biomasse permet de réduire la part des combustibles fossiles (pétrole, charbon, surtout), donc l’émission de carbone, à la source du problème. Le chanteur Kent a réalisé une bande dessinée sur Tuvalu, qui se place en plein cœur des questions. Et pour clore sur une note plus entraînante ce Mardi consacré à un grave sujet, il a interprété à la guitare un texte de son choix, qui est un appel à la responsabilité, celle de nous tous, pour sauvegarder la planète.