02/10/2007

A l’heure du  » Grenelle « , les projets et les programmes d’action destinés à résoudre des problèmes environnementaux méritent d’être davantage exposés. Ce qui sera décidé, à l’issue de cette vaste consultation gouvernement-ONG-professionnels, ne pourra que tirer bénéfice des expériences en cours. Le Mardi de septembre était donc axé sur cette thématique de  » faire parler  » des acteurs, lesquels, chacun dans leur domaine, visent à faire partager leurs solutions.

Ainsi Alain Longatte, de la Chambre de commerce et d’industrie du Littoral Normand Picard, a-t-il décrit la politique de sa région en matière environnementale, centrée sur une collaboration avec les industries particulièrement performantes, et soucieuses de développement durable. Christophe Aubel, directeur de la Ligue ROC et administrateur de France Nature Environnement, a essentiellement axé son propos sur les enjeux du Grenelle, plaidant pour la nécessité de créer un dialogue environnemental, durable lui aussi, intéressant les partenaires traditionnels mais aussi le public, dans l’esprit des discussions en cours.

Le président de la commission environnement de la région Ile-de-France, Maurice Lobry, a évoqué la création d’un site internet consacré au vélo et aux parcours de vélo dans sa région, qui devrait apporter un  » plus  » à tous les adeptes de ce sport écologique. L’adjoint à l’environnement de la mairie de Paris, Yves Contassot, a résumé le  » plan climat  » de Paris, qui venait d’être rendu public ; l’un des points principaux est la réduction de la consommation énergétique des parisiens. Yves Contassot, qui a lancé ce plan en 2004, a rappelé que 75% de la population française vit dans les villes et que celles-ci ont une responsabilité particulière en matière environnementale ; à Paris, notamment, il a estimé que le trafic aérien représentait 40% des gaz à effet de serre et qu’il faudrait bien un jour, mais rapidement, traiter ce problème.

Puis Gilliane Le Gallic a transporté les invités et la salle à Tuvalu, cet archipel du Pacifique menacé dans son existence même par la montée des eaux largement imputable aux effets du réchauffement climatique. S’appuyant sur la diffusion d’un film, elle a présenté un programme de production de biogaz, basé sur la biomasse animale (le lisier des porcs), qui pourrait permettre, à terme, de répondre à une partie des besoins en énergie de cet archipel, lequel dépend entièrement de l’extérieur jusqu’à présent à ce titre. L’appareil ainsi conçu s’appelle le  » biodigester  » et il est prévu d’utiliser aussi ultérieurement les excréments humains et le coprah comme ressources. Yves Leers, de l’Ademe, a été, et reste, étroitement associé à l’aventure de Tuvalu. Il a souligné toute l’importance de trouver des solutions alternatives à la question des sources d’énergie traditionnelles. Il a noté que depuis l’an 2000, la consommation énergétique dans le monde a été multipliée par trois. Joignant l’image à la parole, il a présenté un film de l’Ademe, réalisé en collaboration avec EDF, consacré aux projets d’énergies solidaires renouvelables en Afrique. Enfin Maximilien Rouer, auteur du livre  » Réparer la planète  » (Ed. Lattès) a relaté son parcours personnel et ses expériences, dans le champ de l’écologie