02/01/2007

Quoi de plus symbolique, pour le premier Mardi de l’Environnement de l’année 2007, que de choisir un thème sur le renouveau ? Sur la plantation des arbres, qui portent bien, et haut, l’espoir que la nature se perpétuera, et que l’homme, à son contact, finira par devenir plus raisonnable ?

En ouverture ont été diffusées plusieurs minutes du film de Thomas Roy-Laurent, « La Planète des arbres » ; et ce furent de belles images, parfaites pour « mettre en condition » dans le débat qui devait suivre. Marie-Claude Terrasson, épouse du naturaliste disparu, a présenté son projet d’une pépinière de chênes, à réaliser dans la forêt des Mille poètes, dans l’environnement de la forêt de Tronçais, chère à François Terrasson. Elle avait apporté quelques pousses de chêne en pots, et chacun a pu, davantage que par un long discours, comprendre les caractéristiques de cette plante. Claude Bureaux, maître jardinier au Muséum National d’Histoire Naturelle, lui a donné la réplique, avec un avis très professionnel sur ces pousses. Il a ensuite élargi son propos, en donnant un bilan du capital forestier en France. Ce capital augmente, la forêt progresse, même si les types de plantations ne correspondent pas toujours à ce qui serait nécessaire.

Antoine Le Hardy de Beaulieu et Thierry Lamant viennent de faire éditer une « somme » sur les chênes du monde. Ils ont fourni quantité d’exemples de la diversité de cet arbre, qui se retrouve sur presque tous les continents. De sa capacité d’adaptation, donc, en partie due à sa faculté d’hybridation. L’Europe contient environ 10% des espèces mondiales. La France en abrite 9 espèces et sur l’ensemble de la planète, la grosse majorité existe en Amérique et en Asie.

Marc Giraud, naturaliste, a ouvert d’intéressants chapitres sur deux points, celui des insectes inféodés aux chênes, qui contribuent largement aux équilibres écologiques, et celui du réchauffement climatique, lequel représente une vraie menace. Non seulement pour les chênes, mais pour l’ensemble des plantes et de la biodiversité. C’est une problématique urgente, chacun le sait. Et pour le chêne, qui serait apparu il y a 135 millions d’années, à la fin du Tertiaire, c’est un défi qu’il lui faudra relever – avec l’aide de ses admirateurs et partisans, présents dans la salle et au-delà