Economie Sociale et Solidaire

 

 

Mardi de l’Environnement – 4 décembre 2012

 

L’économie solidaire, pour la « positivité » du local

 

La plupart de ces initiatives, malgré leurs différences éventuelles, insistent sur l’importance de l’aspect local des programmes qu’elles représentent, pour s’intégrer davantage à la vie de la cité, ou la vie de la région, qu’il s’agisse des circuits commerciaux/financiers, des produits ou des services. Ainsi en est-il par exemple des monnaies dites sociales. Elles se développent depuis quelques années en France (et depuis plus longtemps à l’étranger, notamment en Amérique latine). Le principe n’est pas de supprimer la monnaie nationale (ce qui est de toutes façons impossible et interdit), mais de créer une monnaie qui ait cours chez les commerçants d’une agglomération, et qui permette de favoriser les producteurs locaux. Au Mardi de décembre, Matthieu Vachez, de l’association TAOA (le sigle signifiant « There Are Other Alternatives », il y a d’autres alternatives, en référence à la déclaration de l’ancien Premier ministre britannique, Margaret Thatcher, selon laquelle il n’y avait pas d’alternatives au libéralisme économique), a présenté un panorama de techniques de l’économie solidaire. Celles-ci prennent des formes variées, depuis les clubs de troc jusqu’aux entreprises de micro-entreprenariat, en passant par les monnaies locales et le « social barter » (encore un mot anglais qu’il serait bon de franciser, ce qui n’est pas difficile, puisqu’il signifie « troc social »). Cette dernière activité étant comprise d’ailleurs sur un mode particulier, puisque selon Matthieu Vachez, il s’agit de « troc interentreprises pour échanger des biens marchands et des services complémentaires, afin de financer ses besoins, avec sa propre capacité oisive… » . Cette économie est également tournée vers les activités financières, et Maxime de Rostolan de l’association Blue Bees  (« Les abeilles bleues », cette appellation voulant rappeler à la fois à l’aspect industrieux des abeilles et le domaine d’activité, celui des placements d’argent…) a présenté le site internet de son association, qui présente des projets de développement auxquels il est possible de souscrire, et de suivre aussi l’évolution de ses placements. Pour Be Citizen (« Soyez citoyen »), Sébastien Delpont a parlé d’ « économie positive », laquelle s’applique à promouvoir des projets dans les secteurs de l’agriculture, l’énergie et le bâtiment, qui permettent de répondre à des besoins sociaux, notamment en cas de précarité énergétique.

En ouverture, Christian de Boisredon, pour  Positive Network (« Réseau positif » – un nom qui confirme que toutes ces initiatives, celles qui étaient exposées lors de ce Mardi de l’Environnement en tout cas, se réclament d’une inspiration anglo-saxonne), a détaillé le projet de son association : produire des sujets d’information « positifs », avec 23 thématiques, et les proposer à une vingtaine de médias dans le monde.

Pour en savoir plus : 

 

 

 

En partenariat avec :

  • Radio France Internationale www.rfi.fr

retrouvez les Mardis dans le seul magazine sur l’environnement, pour s’informer avant d’agir, Samedi et Dimanche Paris 89 FM. « C’est pas du vent ! » l’émission d’Anne-Cécile Bras 

  • Radio Ethic – www.radioethic.com

avec Pascale Marcaggi. http://www.radioethic.com/les-emissions/ecologie/mardis-de-l-environnement.html

  •  TerreTV – www.terre.tv