03/02/2004

Leçon de choses par l’exemple : comment produire un film d’environnement ? Pour parler du sujet avaient été invités les animateurs d’une société de production suisse, s, ainsi qu’un réalisateur travaillant notamment avec elle. Pascal Girardin fondateur et manager, Giorgio d’Imperio, gérant, et Alexandra Warnery, productrice, représentaient Freenews ; à leurs côtés, le réalisateur Pierre Bressiant.

Pascal Girardin a d’abord présenté sa société, qui est la première de Suisse romande ( » et peut-être même de Suisse  » a-t-il souligné). Elle a une quinzaine d’années. L’équipe travaille beaucoup sur l’actualité mais également sur des sujets plus structurels. En témoigne la série qui a été longuement évoquée, et illustrée, avec la diffusion d’un des films la constituant, consacré à la pollution et à la distribution de l’eau à Bangkok, en Thaïlande. Cette série (dix films de 13 minutes) passe à la télévision de Suisse romande dans une émission d’information, à une heure de grande écoute (20h05).  » Les Suisses sont bien sensibilisés à l’environnement, et ce créneau horaire est très efficace  » a indiqué Alexandra Warnery.

Dans la salle, certains n’ont pas manqué de rappeler que la Suisse était bien avantagée par rapport à la France à cet égard … Produire un documentaire d’environnement pose la question de son budget, et les invités ont fourni toutes les précisions souhaitables. Cette série est revenue à 700 000 €. Le gouvernement suisse alloue une aide équivalent au quart environ des budgets de films. La série de Freenews a aussi reçu un appui financier du PNUD (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), lequel est domicilié en Suisse.  » C’est évidemment plus pratique côté d’institutions susceptibles de nous aider  » a relevé Giorgio d’Imperio.

La distribution est néanmoins plus délicate. Hors Suisse, les animateurs de Freenews considèrent que la concurrence commerciale est sévère en général. Les marchés de la France et des Etats-Unis, tout particulièrement, sont difficiles d’accès, à la différence de ceux des pays nordiques. S’agissant de la série , son format (13 minutes) peut représenter aussi un certain handicap pour l’exportation. Il ne correspond pas à ceux qui sont habituels (26 ou 52 minutes), ce qui restreint les opportunités de diffusion. Malgré tout,  » même en France, les chaînes éducatives peuvent passer des films de treize minutes  » a rappelé Alexandra Warnery. Pierre Bressiant a relaté sa collaboration avec Freenews. Il a aussi parlé de la série de huit 26 minutes qu’il a réalisé il y a quelques années sur les animaux mal aimés en France (et dans d’autres pays, bien évidemment) :  » Nos ennemies les bêtes.  » Et joignant l’image au verbe, il a fait projeter à l’écran un de ces films, sur les chauve-souris. Et si le Mardi de ce jour concernait essentiellement la production, tous ceux qui étaient présents ont aussi pu voir comment des sujets d’environnement étaient traités avec de petits formats – et bien traités, à en juger par les réactions intéressées et favorables qui se sont manifestées

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