07/07/2009

Comme tous les ans à pareille époque, les Mardis de l’Environnement se sont délocalisés provisoirement, pour la réunion de juillet : en proposant une « sortie-nature », en forêt de Fontainebleau. Une trentaine de passionnés, naturalistes, journalistes, réalisateurs, se sont retrouvés à la gare de Fontainebleau, répondant à l’ invitation de Marie-Pierre Cabello, présidente de la S.E.R.E. , le 7 juillet.

Le groupe devait rapidement gagner la clairière de Franchard, haut-lieu du massif. Jean Dey, Vice-président du Conseil général de Seine-et-Marne, Président de la réserve de biosphère de Fontainebleau, et Daniel Arnould, Directeur du développement durable au Conseil Général de Seine-et-Marne, ont accueilli les participants à cette journée et décrit les grands axes de la politique du Conseil général pour protéger et mettre en valeur la forêt. Dans cette clairière est fixée au sol une grande stèle circulaire de métal sur laquelle est rappelée la cérémonie de célébration du cinquantenaire de l’UICN, qui a été commémorée sur le site même, avec des délégations du monde entier. Chacun a pu mesurer l’importance de l’événement.
Puis Claude Lagarde, Chef de projet biodiversité à l’Agence interdépartementale de Fontainebleau de l’ONF, a décrit l’environnement du site, en mettant l’accent sur la spécificité des essences végétales. Il devait être le guide du groupe tout au long de la « sortie-nature ». Un guide compétent, connaissant manifestant très bien le terrain, les questions qui se posent , les axes à choisir – le massif de Fontainebleau reçoit 12 millions de visites par an (ce qui ne signifie pas, tout de même, autant de visiteurs) et cette redoutable pression impose une gestion rigoureuse, pour à la fois permettre les présences humaines et pour préserver l’intégrité naturelle. Plusieurs zones, à cet effet, sont donc closes ; le développement de la végétation, ou sa régénération, doit pendant un temps se faire sans les passages de toutes sortes. Mais pour l’essentiel, les niches écologiques significatives de Fontainebleau restent accessibles. Pendant plusieurs heures, ce sont donc des exemples qui ont été montrés et expliqués, sous-bois, mares, platières, blocs rocheux, etc. Avec, toujours, la végétation et la faune typiques correspondantes, et l’évolution sur l’année, ou sur des cycles plus longs.
En fin d’après-midi, avant de regagner Paris, les randonneurs ont pris la route de Sucremont, chez la présidente de la S.E.R.E. Ils ont pu aussi bénéficier, au cours de cette journée, d’éclairages sur les activités de Pro-Natura, avec Gilles Naudet, du MNHN, avec Françoise Serre-Collet, et de la réserve de biosphère, avec Adeline Descombes.