Mardi 14 mai 2013 : Chronique 8 : BALI « Mange, prie, aime … » 

PEDULI ALAM prend soin de la nature balinaise
Bonsoir à tous,
ce soir, je voudrais vous présenter une association qui s’est montée à Bali, presque par hasard, autour d’un « projet poubelles »…

 

PEDULI ALAM : Un nom qui parle à tous les Balinais
Parce qu’elle a trouvé que c’était le meilleur moyen d’expliquer ce que faisait son association quand on lui posait la question, Charlotte Fredouille l’a nommée « Protéger la nature ». Son objectif est de sensibiliser les Balinais à la problématique des déchets et à leurs conséquences sur leur santé et sur l’environnement
En arrivant dans l’est de Bali il y a 5 ans, cette jeune Française dynamique a été surprise de voir tous ces déchets plastiques. Les Hindous n’aiment pas les rebus (Je me souviens d’une discussion passionnante à l’île Maurice , où mon contact avait expliqué la même chose)
La presse internationale s’acharne d’ailleurs en ce moment sur la saleté à Bali. (Moi qui voyage depuis 7 mois, je peux vous dire que c’est loin d’être la pire des destinations…)
Charlotte a donc proposé aux autorités locales de sensibiliser les populations à la gestion des déchets et, de fil en aiguille, s’est laissée convaincre de monter une association « pour être crédible ». Celle-ci fut créée en mars 2009. Après avoir vécu « comme les Balinais » et avoir géré son association sur un coin de table, elle a également accepté de construire un bureau « en dur », pour la même raison. Elle suit désormais la loi coutumière et paye la « taxe pour la religion » pour continuer de s’intégrer. Aujourd’hui, cinq Balinais composent l’équipe et il y aurait même besoin d’une sixième personne. En 2011, elle remporte le 2 ème prix Terre de femmes d’Yves Rocher.
[Photo : Bureau de Peduli Alam à Bangle, dans les environs d’Amed]

PEDULI ALAM : Les projets en cours
La première activité de l’association est la construction et la distribution de poubelles, ainsi que la collecte des ordures non organiques. Elle s’accompagne de campagnes d’information et de sensibilisation dans les villages et les écoles du district
Les Balinais ont une culture du grignotage et consomment énormément de portions individuelles. L’association rachète aux épiceries les emballages plastiques non revalorisables (car ils contiennent de l’aluminium) et propres, que des couturières cousent ensemble pour fabriquer de jolis sacs, qui sont aujourd’hui vendus dans 2 points de vente. C’est une réelle activité de commerce équitable qui démarre
A ce jour :
• 120 bacs à ordures ménagères en béton, puis en métal ont été construits
• 350 poubelles (d’abord en plastique, puis en bambou) ont été distribuées aux épiceries et aux écoles
• Le camion transporte 5 tonnes de déchets par mois et 500 familles bénéficient d’un ramassage gratuit
• 800 élèves ont été sensibilisés
• 34.000 emballages non revalorisables ont été récoltés en un mois et 12.000 ont déjà été cousus…
[Photo : « Projet poubelles »]

 PEDULI ALAM : Et l’avenir ?
L’association cherche à recruter un(e) Balinais(e) pour gérer le bureau. Aucun agrandissement n’est prévu
Il s’agit de :
• Parfaire le « projet poubelles », pour en faire un projet pilote et pouvoir exporter le concept. Des partenariats sont déjà en cours dans le nord de l’île
• Poursuivre la sensibilisation
• Planter des arbres
• Continuer, voire agrandir le « projet des plastiques ». Le mieux serait que la population se l’approprie et « s’en empare »…
Aujourd’hui, Peduli Alam est une institution et pourtant, Charlotte rêve que la population et les autorités prennent le relai. « Le but de Peduli Alam est de ne plus exister », conclut-elle !
[Photo : « Projet des plastiques »] Pour plus d’information et apporter votre soutien, je vous invite à visiter le site : www.pedulialam.org

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