EDITO

(R)évolutionner l’éducation ! 

enfants edito colibris

La rentrée, bien sûr, peut être littéraire, ou politique. Mais pour les enfants et les parents, elle est surtout scolaire. C’est la rentrée des classes, contre laquelle les enfants luttent parfois et que les parents craignent un peu, quand le petit rentre en maternelle.

La rentrée, pour les parents, c’est un peu d’angoisse pour ses enfants, mais aussi le moment où on repense à l’école, à ce qu’on y fait, ce qu’on a vécu entre ses murs, ce qu’on a aimé, ou pas. Pour les enfants, la rentrée c’est le moment de retrouver les copains et les copines, mais aussi les cartables et les trousses, les cahiers, les emplois du temps et la cantine, les devoirs et pas beaucoup de droits. Enfin, la rentrée, pour les enseignants, c’est reprendre le chemin de la classe et accepter les règles du jeu, une fois de plus, comme chaque année, au retour des vacances.

Et si, pour cette rentrée, on refusait tous certaines règles du jeu ? Si on faisait ensemble la (R)évolution dans l’Éducation, pour que ça devienne autre chose que des horaires et des obligations, des notes et des murs… ? Et si on commençait à poser les premiers jalons d’une éducation qui aurait pour objectif de mieux « accompagner chaque être humain dans la découverte de lui-même (de ses aptitudes, de ses talents), des autres (vie sociale, règles…) et lui transmettre les savoirs et connaissances dont il aura besoin pour s’épanouir dans la société et relever les défis du siècle » ?

C’est ce qu’on a imaginé en préliminaire, dans le Plan des colibris, avec des objectifs, des axes et des actions. Alors, cette (R)évolution de l’éducation, on la fait ? Ce serait un assez beau programme, pour cette rentrée !

Erwan Lecoeur
Responsable stratégique

 

ACTU

Le 5 octobre : Lancement de la campagne Éducation !

Vous faites quoi, le samedi 5 octobre ? L’actualité pour Colibris, c’est la campagne Éducation. Comme pour les autres (R)évolutions des colibris (économie, agriculture), il s’agit de se rassembler pour agir ensemble de façon visible et agréable. Après avoir fait une randonnée pour « localiser l’économie » (en mars), puis « planter ce que l’on mange » (en mai), allons explorer nos (R)êves d’école !

Pour démarrer cette campagne, nous vous proposons une action simple et ludique : se rassembler sur un lieu public et se filmer sur le thème de « l’École de nos (R)êves ».

Cette journée sera aussi l’occasion de découvrir des écoles alternatives, pratiquer des jeux coopératifs, projeter des films sur l’éducation, et bien d’autres choses !

>>> Tout savoir sur la journée de lancement de la campagne Éducation

 

AGIR

Pratiquer les jeux coopératifs

Par rapport aux systèmes de jeu traditionnels, souvent basés sur le principe de compétition, les jeux coopératifs ont pour intérêt de rechercher la réalisation d’un même objectif commun à tous les joueurs. Par définition collectifs, ces jeux reposent sur des valeurs d’entraide et de solidarité : la réussite passe par la mobilisation de chacun et la concertation de tous. Le concept des jeux coopératifs offre donc un autre regard sur l’idée de réussite : il n’est plus question d’individualisme pour l’emporter face aux autres adversaires, mais d’intelligence collective pour évoluer et gagner ensemble…
Sous l’égide de Yannis de la Compagnie Alter Ego, les équipes de Colibris et du Printemps de l’éducation ont testé pour vous plusieurs jeux coopératifs, accessibles à tous et en tous lieux !

La coopération, c’est aussi un jeu d’enfant !

>>> Plus d’infos sur les jeux coopératifs

 

HISTOIRE DE COLIBRI

La Marelle, un an après

Que de chemin parcouru en un an ! Après avoir présenté Géraldine en octobre 2012 dans une première « histoire de colibri », où elle nous confiait ses espoirs, nous avons de nouveau rencontré la directrice de la toute nouvelle école « La Marelle », qui ouvre ses portes dans le Périgord (Saint Pantaly d’Ans) ! En préambule à la campagne « Éducation » qui s’amorce dans la (R)évolution des colibris, Géraldine nous raconte en détails la belle histoire de ce projet devenu réalité.

>>> Lire la suite

 

DES GROUPES LOCAUX, DES PROJETS

Colibris Famenne : un groupe local est né en Belgique !
Le groupe local Colibris-Famenne a été officiellement créé en juin dernier. Mais ses membres sont en marche depuis deux ans déjà. Achat de terres, circuits courts, organisation de festival… leurs projets sont nombreux et ambitieux !

>>> Plus d’infos sur le réseau des Colibris

 

Reportage Colibris : Le Jardin des écoliers
« C’est un petit jardin extraordinaire. Derrière un portail en bois, à Olivet, près d’Orléans, des bambins et des retraités binent, sarclent et arrosent, les uns avec les autres. Les premiers posent de multiples questions. Par exemple : pourquoi les tomates passent du vert au rouge ? Les seconds, amusés mais ne sachant pas toujours répondre, sont fiers de transmettre leur savoir-faire, tout en restant alertes ! »
>>> Lire la suite

 Koom
La plateforme Koom.org propose de regrouper les gens qui agissent individuellement, pour montrer l’impact global de leurs petits gestes respectifs. Acheter local et de saison, composter ses déchets, se déplacer à vélo… pour chaque action, vous pouvez voir les personnes engagées comme vous dans votre ville.
Devenez un Koomer ! www.koom.org

 

LA FAMILLE DES COLIBRIS

 L’école du Colibri, aux Amanins (Drôme)

Au cœur du Centre agroécologique des Amanins, cette école élémentaire s’est ouverte en 2006, pour répondre à une question essentielle : « Quels enfants laissons-nous à la planète ? ».
Intégrés à ce lieu de vie écologique, les enfants peuvent découvrir le jardinage, l’élevage, l’agriculture, la fabrication du pain, du fromage, et d’autres démarches concrètes comme le recyclage et la production d’énergie. Les apprentissages de base sont ainsi concrétisés dans des exemples réels. Ce lien direct permet à l’enfant de donner du sens à ses apprentissages. Au coeur du monde du vivant, les enfants acquièrent une responsabilité tant écologique que relationnelle. Un lieu de formation et d’expérimentation, qui est aussi un lieu ressource pour tous les Colibris qui s’intéressent aux questions d’éducation.

>>> Voir l’interview d’Isabelle Peloux, directrice de l’école

>>> Voir la bande-annonce du documentaire « Quels enfants laissons-nous à la planète ? », un film didactique et une porte d’entrée dans un monde pédagogique éclairé et inspirant.

 

A LIRE, A VOIR

« Se changer, changer le monde », de Christophe André, Jon Kabat-Zinn, Pierre Rabhi, Matthieu Ricard, aux Éditions L’Iconoclaste

Face au mal-être contemporain, à la crise de sens, aux désastres économiques et écologiques, un psychiatre, un professeur de médecine, un philosophe-agriculteur, et un moine bouddhiste tentent de trouver des réponses concrètes.
Un constat partagé : c’est en se changeant soi-même que l’on changera le monde.

– Se libérer d’une société aliénante. Christophe André décrit la manière dont notre société nous aliène et engage des pistes de résistance. Ses 3 conseils : 1) la détox numérique, 2) lutter contre le gâchis alimentaire, 3) cultiver la gratitude et la générosité.
– La pleine conscience, une révolution au creux de soi. Jon Kabat-Zinn nous montre qu’on peut changer le monde en développant une intimité avec soi. Ses 3 conseils : 1) l’immense pouvoir de guérison de l’instant présent, 2) la créativité, 3) l’inspiration.
– Ensemble, faire germer le changement. Pierre Rabhi développe le concept de la « part du colibri ». Ses 3 conseils : 1) cultiver un potager, 2) changer nos choix de consommateurs, 3) cultiver sa tolérance.
– Demain, un monde d’altruistes. Selon Matthieu Ricard, changer le monde signifie passer d’une culture du chacun pour soi à une société de coopération. Ses 3 conseils : 1) pratiquer l’altruisme , 2) manger moins de viande, 3) simplifier.

Kaizen n°10, septembre-octobre 2013
Au programme du 10e numéro de Kaizen : du yoga pour éviter la prison, un dossier spécial Arbres, des enseignants pas comme les autres, des bons plans à Lyon, et une chronique de Pierre Rabhi « le Virtuel manque de naturel ».
>>> Feuilleter le numéro

Voir aussi, « L’école, à quoi ça sert ? » entretien avec Antonella Verdiani.
Article tiré du dossier Éducation de Kaizen n°3 (juillet-août 2012).
>>> Feuilleter le numéro 3