Le « grand débat national sur la transition énergétique » promis par le candidat François Hollande doit se tenir les 14 et 15 septembre prochains, dans le cadre de la première Conférence environnementale du quinquennat.
Cette conférence devrait comporter deux volets : la consommation (avec la recherche d’une meilleure efficacité et d’une maîtrise de la croissance de ce poste) et la production. A l’évidence, c’est sur ce dernier point que le climat des discussions ne s’annonce pas comme serein, tant sont grandes les divergences actuelles entre les ministres socialistes, d’une part, les ministres et ONG écologistes, d’autre part. Ces divergences portent essentiellement sur le nucléaire et le gaz de schiste (également sur le traité européen, mais cette question ne sera pas à l’ordre du jour des travaux). Les écologistes ne cessent de réaffirmer leur opposition au nucléaire et au gaz de schiste. Les ministres en charge de ces deux sources d’énergie ont des avis plus nuancés ; ils ont rappelé notamment que la filière nucléaire devait perdurer, même en réduisant le nombre des centrales, et que si une loi interdisait la technique de la fracturation hydraulique pour le gaz de schiste, son exploitation pourrait être reconsidérée si une technique moins polluante était découverte.

Cinq tables rondes doivent se tenir durant cette Conférence environnementale, qui rassemblera, outre les ministres concernés, ONG, syndicats, patronat, élus locaux et parlementaires. Elle sera la première étape d’une concertation plus générale (étendue à l’ensemble de la société civile), en octobre-novembre, qui devrait déboucher sur une loi de programmation de transition énergétique à la fin du premier semestre 2013.