Les passionnés des Simples

Jardin Simples
Les Simples, les plantes médicinales, ne font peut-être pas beaucoup parler d’elles, mais depuis des temps immémoriaux, elles attirent, et même souvent passionnent. Pour une bonne raison : elles ont chacune des vertus curatives, et concernent quantité de maladies ou d’affections. Ce sont des remèdes naturels, et en cette époque d’un certain « retour à la nature », elles se justifient d’autant plus.

Pour le samedi 23 septembre, la S.E.R.E. avait donc voulu aller à leur rencontre, dans un environnement que l’on pourrait qualifier de « démonstration » : un jardin, où elles s’épanouissent, et sont bien représentées. Il s’agissait du jardin botanique entourant la chapelle Saint-Blaise des Simples (la bien nommée), à Milly-la-Forêt (Essonne). Une douzaine de volontaires avaient répondu à cet appel, pour illustrer « les rendez-vous de Sucremont » mis en œuvre par la S.E.R.E., des sorties-visites en nature. Sous la houlette de Florence Faucompré, spécialiste en ce domaine (Deux plantes extraordinaires, le Millepertuis et la Tanaisie, et Les vertus des Simples, aux éditions Saint Jude). Donc durant une après-midi, c’est à la découverte de ces plantes que le groupe a été convié ; et encore une fois pour chacune, avec ses particularités, son histoire, sa place dans son environnement, les images que les hommes en ont, les bienfaits qu’elle apporte.

Ce sont des créatures fragiles. Il convient de les protéger, puisque les pollutions de toutes sortes, on le sait, sont répandues. Bien sûr, il faudrait pouvoir agir en ce sens, ce qui est loin d’être donné à tout le monde… Mais les connaître, et les reconnaître, c’est déjà un premier pas, et peut-être le plus important. En tout cas, ceux qui étaient présents pour cette visite, en ce samedi, ont été bien sensibilisés à cette question.

Mais pourquoi cette chapelle Saint-Blaise des Simples ? C’est une construction du XIIe siècle, où, au Moyen-Age, les lépreux venaient prier et invoquer Saint Blaise, le guérisseur qui soignait les hommes par les simples, les plantes médicinales. Réhabilitée à partir de 1958, elle fut décorée (avec des peintures murales intérieures) par Jean Cocteau, et c’est là que le poète fut enterré, en 1963. Un intérieur de toute beauté, dont tous les participants à cette journée ont pu s’imprégner de la poésie et de la simplicité. C’est aussi à partir de 1958 que fut aménagé ce jardin des simples. Il est entretenu avec soin, il le mérite, et il mérite vraiment qu’on vienne le voir.

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