villeMardi de l’Environnement – 3 décembre 2013

 

 

Comment rendre la ville plus vivable ?

 

 

En lui redonnant, notamment, des couleurs de nature. C’était l’un des thèmes de ce Mardi de l’Environnement du 3 décembre, consacré aux changements d’environnement dans la ville. Après des siècles de pierre, de ciment, de métal, de verre, etc. qui se sont imposés face aux arbres et à la terre, la ville veut redevenir plus naturelle, ou du moins réduire la part d’anthropisation, qui en est venue à de tels excès que les hommes, maintenant, se sentent mal, souvent, dans les environnements urbains.

Certes, cette inflexion ne date pas exactement d’hier. Lors du débat consacré à ce thème par les Mardis de l’Environnement, le 3 décembre dernier, l’architecte et paysagiste Régis Guignard a rappelé notamment les réalisations des « cités-jardins » des années 1920 et 1930, qui ont connu un grand succès en France. Mais ensuite, il semble que le mouvement se soit essoufflé, voire asphyxié, puisque dans la période contemporaine, on en est venu à évoquer (et à mettre en œuvre) des « espaces verts », une sorte d’ersatz de nature en ville. D’aucuns pourraient dire que c’était (et c’est encore) moins que rien. Mais des jardins çà et là ne remplaceront jamais une véritable politique « verte », ambitieuse, et considérée comme nécessaire, surtout à l’heure des menaces environnementales globales (réchauffement climatique) et aussi bien propres aux villes, comme, avant tout, celle de la pollution.

Le premier invité de ce Mardi à prendre la parole a été Michel Mombrun, fondateur de l’association SoliCités. Il a, lui, mis l’accent sur le développement nécessaire des solidarités entre les citoyens, de façon à imaginer un cadre d’existence qui soit satisfaisant pour tous. Il s’agit, avant tout, que chacun soit persuadé de l’importance d’une « écologie sociale et familiale. » Pour Régis Guignard, ensuite, la dimension paysagère de l’architecture représente la clef de voûte de la nouvelle tendance qu’il faut mettre en œuvre : « La notion de nature est indissociable du périssable et l’architecture urbaine doit l’intégrer. » L’architecte a longuement évoqué un chantier où il est associé à des confrères, à Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne. C’est un éco-quartier de 1 600 logements pour 4 500 personnes, en forme de pentagone, avec 5 bastions comprenant chacun des jardins potagers, et aussi un verger de 200 à 250 arbres. Un bon exemple d’assimilation de la « naturalisation » de la ville.

Yorghos Redmvikos, sociologue et professeur d’économie, a évoqué un autre aspect de ces changements attendus dans la ville : celui des fonctionnalités des espaces naturels. Les relations entre l’environnement, la santé, et le bien-être, sont évidentes, encore faut-il s’y pencher sérieusement. La nature comme support de biodiversité, lieu de ressourcement, acteur dans le registre écologique (cycle de l’eau, en particulier) et aussi potentiel d’emplois, cette nature a un rôle irremplaçable. Y. Redmvikos, tout en soulignant lui aussi la responsabilité de chaque résidant en ville ( « une appropriation citoyenne de la ville » ) estime que les pouvoirs publics ont une partie essentielle à jouer, et qu’ils doivent faire face à ce nouveau défi.

Enfin il a été donné à Guillaume Lelabousse, vice-directeur de l’équipe Action du projet COP in MYcity – un réseau par internet de villes dans le monde sensibilisées à la question du réchauffement climatique – d’exposer les problématiques globales qui se posent aux adhérents de ce projet. Du Népal, via Skype, Caveeta Gantan, l’une des correspondantes du réseau, a relaté la traduction dans son pays de la dernière conférence sur le climat, qui s’était tenue à Varsovie (Pologne).

 

 

Diffusion 5’ du documentaire « Changer la ville », production Lato sensu.

 Patricia Ricard, recevait :

  • Michel Monbrun, « Ambassadeur citoyen du développement humain » Fondateur de SoliCités , Président d’honneur et Conseil Scientifique. Il nous parlera du fond de dotation : Solidarités pour le développement humain et de l’association AVEC : Agir et vivre ensemble, avec l’exemple de terrain Cerny,
  • Régis Guignard, Architecte et paysagiste. Aménagement de la ville – pour y vivre mieux,
  • Yorghos Redmvikos, Sociologue, perceptions et accompagnement des comportements. Master Sciences de la santé, de l’environnement, du territoire et de la société,
  • Guillaume Lelabousse, Vice- Directeur de l’équipe « Action » en charge du projet COP in MyCity – CLIMates, et responsable de la zone Afrique,
  • INRA, organisation des formations, réseaux et alimentation de proximité,
  • Présentation des travaux de AgroParisTech,

Pour en savoir plus :

www.economie.gouv.fr   www.climates.fr   www.vivreenville.org    www.permisdevivrelaville.org    www.solicites.org    www.ajspi.com

www.constructiondurable.com    www.meristeme.com    www.paris.fr    www.challenges.fr    www.inra.fr    www.versailles-grignon.inra.fr

www.agroparistect.fr    www.developpement-durable.gouv.fr    www.territoires.gouv.fr    www.cittaslow.org    www.territoires.gouv.fr

www.cdu.urbanisme.equipement.gouv.fr    www.Ecocité -2013.com    www.tianjin Ecocité . gov.sg    www.Ecocité builders.org

www.Ecocité -project.eu    www.CNBC.com    www.caue91.asso.fr

Ces Mardis de L’Environnement, sont organisés avec comme partenaires médias :

Radio France Internationale – www.rfi.fr retrouvez les Mardis dans le seul magazine sur l’environnement, pour s’informer avant d’agir, Samedi et Dimanche Paris 89 FM. « C’est pas du vent ! » l’émission d’Anne-Cécile Bras,

Sur TERRETV, www.terre.tv, rubrique Mardi de L’Environnement

ainsi que Pascale Marcaggi sur RadioEthic, Rubrique Mardi de L’Environnement

Le magazine NéoPlanete,

et GLOBALMAGAZINE.

INSCRIPTION OBLIGATOIRE,

Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez joindre Marie-Pierre Cabello au 06 25 50 30 01,  ou mail  mpc@s-e-r-e.net