Chaque année, le Mardi de l’Environnement de mois de mars, qui suit la tenue du Salon International de l’Agriculture, interroge les pratiques agricoles : entre démographie et nécessaire  production alimentaire de masse, quid des méthodes d’exploitation plus naturelles ?

Pour la première fois, le Salon avait inscrit à ses nouveautés, « l’agriculture en mouvement ». Moins qu’une révolution, une ouverture cependant sur les méthodes qui creusent le sillon : le bio, la permaculture, la biodynamie, etc.  Quand à la tribune de ce Mardi de l’Environnement, Antoine Jacobsohn, responsable du Potager du Roi, témoignait de l’absence de rupture d’une agriculture entre passé et présent d’une agriculture bien comprise, Jean-Philippe Beau-Douëzy témoignait de son expérience, avec sa femme Anne, de permaculture et de jardin forêt comestible à  la F.E.R.M.E.  du Bouchot en Sologne, pendant que Denis Asfaux, secrétaire de l’Association Française d’Agroforesterie expliquait combien un arbre n’est plus un intrus mais un intrant, un moyen de production. Pour être la voie de l’avenir, de la production alimentaire mais aussi de la qualité des sols et de l’air que nous respirons, ces méthodes naturelles n’en sont pas moins, aujourd’hui, cantonnées au rôle essentiel, mais toujours réduit, de vigie. 

 

RADIO ETHICEcouter Mardi De l’Environnement mars 2015 « Agriculture » par Pascale Macarggi 

 

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