Lucie Dauvergne 

 

 

son Blog

 

Son 1er tour du monde,

 

 

 

 

 

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MTDM1, La piste bleue…

CHRONIQUES « Les héros du Développement durable » :

  • ESCALE EN INDE   « Everything is possible ! RURALTRAVELLER»
  • ESCALE EN INDE DU SUD   « Everything is possible ! AUROVILLE »
  • THAÏLANDE  « Everything is possible ! « L’archipel aux 7107 îles »
  • BALI   » Mange, prie, aime … » 

 


 

 

MDE3 NOVEMBRE / Chronique 2 :

 

ESCALE    REUNION « La Lucie lé la ! »

 Les enfants de la commune de Saint-Joseph au secours du Gecko vert de Manapany

 J’ai rencontré Pascal BIGOT, de la Direction durable de la commune de Saint-Joseph, en charge de l’agenda 21 local, à une formation « Grenelle » à la DEAL de la Réunion

Celui-ci m’a fait part d’une jolie action portée en 2011-2012 par la Commission « Développement durable et protection de l’environnement » du Conseil municipal des enfants de Saint-Joseph

Le Gecko vert de Manapany (Phelsuma inexpectata) est un reptile endémique du Sud sauvage de la Réunion, menacé par l’urbanisation et les plantes exotiques envahissantes qui entraînent la dégradation de son habitat, son aire de répartition étant limitée à quelques km² sur les communes de Petite-Île et de St Joseph. Il est également en concurrence avec le Grand lézard vert de Madagascar

Il figure désormais sur la Liste rouge française des espèces menacées, dans la catégorie « En danger critique d’extinction » (CR) (UICN & MNHN 2010) et fait l’objet d’un plan national d’actions rédigé par l’ONCFS et l’association loi 1901 Nature Océan Indien (1)

Conscient de ce risque de disparition, le Conseil municipal des enfants a travaillé à la réalisation d’un sentier pédagogique de découverte du lézard, avec Nature Océan Indien. Après plusieurs ateliers de travail afin de mieux connaître ce reptile, les enfants ont élaboré des maquettes qui ont servi de base pour la réalisation des panneaux définitifs. Le sentier permet de sensibiliser les visiteurs à la nécessité et les enjeux liés à la conservation de cette espèce unique au monde

Le samedi 23 juin 2012 a eu lieu la dernière séance plénière du Conseil municipal des enfants, suivie de l’inauguration du sentier en présence du Député maire

 La sensibilisation des 26 écoles de la région est en préparation. D’autres opérations, notamment de reboisement, de re-végétalisation sont actuellement à l’étude afin de participer activement au plan d’actions en faveur du reptile. La commune recherche également des financements pour déployer la méthodologie à d’autres animaux menacés.

PLUS D’INFOS : PRESENTATION_MDE3_Novembre_02_REUNION

Renseignements : pascal.bigot@mairie-saintjoseph.fr et natureoceanindien@gmail.com

 Une lueur d’espoir renaît avec ce type d’initiative portée par la jeunesse

(1)   Association ayant pour objectif de promouvoir l’étude, la conservation et la connaissance de l’herpétofaune de La Réunion et de l’Océan Indien occidental

 


 

 

ESCALE MADAGASCAR

« ZEBU OVERSEAS BOARD (ZOB), un projet original de développement durable » Renseignements et souscriptions :
www.zob-madagascar.org

 


 

 

ESCALE  INDE « Everything is possible ! »

RURALTRAVELLER, pour un tourisme plus responsable dans l’Himalaya occidental

Un constat alarmant | La solution RURALTRAVELLER

L’Uttarakhand, magnifique État rural de l’Himalaya occidental (aussi appelé «Terre des
dieux») subit une période de développement rapide. (C’est ici que se trouve le Parc
national de Corbett et ses fameux tigres)
Sous la pression humaine, le tourisme de masse détruit non seulement la faune et ses
habitats, mais il creuse également les inégalités
RURALTRAVELLER* est une entreprise créée en 2008 pour combler le fossé en matière
de tourisme communautaire responsable.
Elle vient soutenir la Society for Mahseer Conservancy**, une ONG spécialisée dans la
conservation de la biodiversité locale de Corbett « avec des initiatives à petite échelle,
mais à grande incidence communautaire ».
RURALTRAVELLER propose aux vacanciers, en quête d’aventure et de sens, d’explorer
cette fascinante région, de rencontrer la population locale, tout en participant à des projets
de conservation.
Aucune compétence particulière n’est requise au départ. Cette expérience enrichissante et
amusante est ouverte à tous, sans limite d’âge;
Plus des deux tiers des fonds récoltés financent directement les projets locaux de
conservation.

(* www.ruraltraveller.com      /       ** www.mahseerconservancy.org)

Des vacances qui ont du sens | Écotourisme

Sumantha GHOSH (naturaliste et spécialiste de la conservation, avec plus de 15 années
d’expérience de terrain) fonde RURALTRAVELLER début 2008 pour tenter d’enrayer le
phénomène de destruction des espèces et de leurs habitats.
Il s’entoure d’une équipe professionnelle maîtrisant l’anglais, composée de naturalistes
(pour la plupart impliqués dans la conservation de le nature) et d’amoureux de la nature
spécialistes du tourisme responsable (guides naturalistes, guides de trekking,
photographes, réalisateurs…).
Le projet de RURALTRAVELLER fait rimer tourisme, écologie et bénévolat. Il permet au
voyageur responsable d’avoir une empreinte positive sur l’environnement et la cause
sociale.
Il repose sur les principes suivants :

          • Une poignée de familles d’accueil et de gîtes touristiques situés au milieu d’un désert riche en faune, hors du circuit touristique habituel
          • Un service personnalisé pour un faible volume de touristes, pour une durée plutôt longue (jusqu’à quelques mois). Il faut en effet prendre son temps pour acquérir une compréhension en profondeur d’une région, qui plus est de cette région pittoresque, culturellement riche et tellement riche en biodiversité. (Un programme sur mesure vous sera proposé si vous ne disposez que de quelques jours)
          •  Au programme : des activités variées autour de plusieurs thèmes (botanique, ornithologie, entomologie, agriculture biologique, cuisine indienne, photographie…)
          • Partout les clients ont la possibilité de participer à des projets de conservation. Le bénévolat est une excellente façon de visiter une région et d’apprendre à connaître les coutumes et pratiques locales. Vous faites partie de la communauté, vous vous faites de nouveaux amis, vous apprenez de nouvelles choses. Vous participez en outre activement à la préservation d’espèces menacées, ce qui peut être le début d’une nouvelle carrière, en tout cas une expérience qui change la vie !

Des vacances qui ont du sens | Tourisme solidaire

La communauté villageoise entière est impliquée et profite de ce développement durable.
Et le bénéfice pour la collectivité est immense !
Tout d’abord, cela signifie davantage d’emplois pour la communauté locale, grâce à vos dépenses sur place (nourriture, logement, artisanat…). Les habitants améliorent également leurs compétences en anglais, ce qui leur permet d’échanger de nouvelles idées et d’obtenir de nouvelles compétences pour développer leurs projets. La conservation de la nature est évidemment un bénéfice essentiel pour la communauté
Les logements proposés répondent autant que possible aux standards internationaux et sont situés dans différents endroits de l’Uttarakhand :

            • Vanghat / Riverine Woods Lodge
            • Baluli Waters
            • Ramganga Valley Homestays
            • Dhikuli Homestay
            • Tiger Camp
            • Dana Pani (organic farmstay)
            • Steve’s Mountain Village
            • Binsar Homestays

type d’hébergement possible

Pour plus d’information et prendre contact avec Sumantha GHOSH pour organiser un
séjour au coeur de l’Himalaya occidental, je vous propose de visiter le site :
www.ruraltraveller.com

 


 

 

 

INDE DU SUD « Everything is possible ! »
AUROVILLE, vers l’unité humaine ?
 
 
C’est un coup de coeur (donc forcément très subjectif) que je voudrais partager
avec vous, une fois n’est pas coutume !
 
 AUROVILLE | L’historique
 
Étonnamment, ce ne sont pas les majestueux temples hindous du sud de l’Inde qui
m’auront le plus marquée ce mois-ci, mais bien cette ville expérimentale créée il y a
bientôt 45 ans, à une dizaine de kilomètres au nord de Pondichéry, en lieu et place d’un
désert du Tamil Nadu.
Certains d’entre vous se souviennent sûrement de sa création. Elle avait eu un certain
retentissement à l’époque. (Personnellement, je n’étais pas née et n’en avais jamais
entendu parler, d’où ma surprise !)
La fondatrice est une Française, qui était la compagne spirituelle du philosophe et yogi Sri
Aurobindo. On l’appelle désormais « Mère » ou « La mère »
 
AUROVILLE | Le principe
 
« Auroville se veut être une cité universelle où hommes et femmes de tous pays puissent
vivre en paix et en harmonie progressive au-dessus de toute croyance, de toute politique
et de toute nationalité. Le but d’Auroville est de réaliser l’unité humaine », lit-on sur la
plaquette de présentation.
Appuyée notamment par l’UNESCO et le gouvernement indien, la « cité de l’aurore » a
acquis une renommée internationale pour ses efforts en matière de durabilité sociale et
environnementale.
Les Aurovilliens travaillent pour la communauté ou lui versent 33% de leurs revenus. (Le
propriétaire du groupe Tata serait Aurovillien, une aubaine pour la ville !)
Les activités et recherches des Aurovilliens concernent notamment la régénération de
l’environnement, l’eau, l’agriculture biologique, la forêt, le traitement des déchets, les
énergies renouvelables, les matériaux de construction, l’habitat, le développement rural,
l’artisanat, les soins de santé, l’éducation, les échanges interculturels…
La recherche d’une économie sans argent et d’une organisation sans hiérarchie extérieure
fait partie intégrante de l’expérience.
 
AUROVILLE | Des polémiques
 
Une utopie ?
La ville ne s’est évidemment pas développée exactement telle que prévue initialement.
Bien sûr, de nombreux fondateurs ont quitté depuis Auroville, sûrement lassés par la
lenteur des décisions (chacune étant prise à l’unanimité) et par un fonctionnement qui ne
colle pas toujours au modèle initial. Et si « La mère » avait envisagé une ville de 50000
habitants, on en compte seulement 2000 aujourd’hui
Mais la ville fonctionne et attire régulièrement de nouveaux adeptes, on y trouve plus de
450 nationalités et désormais une majorité d’Indiens
Une secte ?
Cela semble bien improbable, mais je manque d’information. Quoiqu’il en soit, j’ai ressenti
une réelle sérénité en ce lieu et me suis dit que j’y tenterais bien l’expérience d’une retraite
un de ces jours, pour voir tout cela de plus près
Pour plus d’information, je vous propose de visiter les sites : 
 

 


  Chronique 7 : THAILANDE « L’archipel aux 7107 îles » 

 ACAY, l’entrepreneuriat comme alternative à la violence pour la jeunesse de Manille 

Bonsoir à tous,
ce soir, je voudrais vous parler d’une association exemplaire qui réalise des prouesses auprès des jeunes gens de 17 à 24 ans issus des milieux défavorisés de la capitale philippine


 ACAY | L’association compassion jeunesses Asie
L’association franco-philippine ACAY m’a été chaudement recommandée par l’Ambassade de France. Elle a été créée par 4 religieuses des Missionnaires de Marie en 1997, dans le but d’aider de jeunes femmes victimes de d’abus (viols et autres violences graves) à se reconstruire. Visitant de jeunes détenus, les sœurs ont ensuite rapidement eu l’idée de leur apporter leur aide pour, entre autre, éviter les récidives

 

Les jeunes de cette tranche d’âge sont en effet souvent oubliés par les ONG et les pouvoirs publics. On peut pourtant encore « les sauver » et l’expérience d’ACAY montre qu’ils peuvent devenir des entrepreneurs de talent
Missionnaires, salariés philippins (assistants sociaux, psychologues…) et volontaires de plusieurs pays composent cette équipe pluridisciplinaire et 3 programmes d’éducation et de reconstruction coexistent aujourd’hui :
• L’Ecole de vie [ou School of life (SOL) ] accueille depuis 2010 une vingtaine de jeunes filles victimes de violences
• Le Programme « Seconde chance » Marcel Van [ou Marcel Van « second chance » program (MVP )] (du nom du premier Saint asiatique), s’occupe des jeunes délinquants depuis 2002 :
o dans les centres de détention et les prisons [sous-programme « Youth Center Program » (YCP) ]
o à leur sortie, pour les aider à se réinsérer [sous-programme « After Care Program » (ACP) ]
• Le Programme des Familles est un support aux parents des jeunes bénéficiaires des deux premiers
J’ai eu la chance de rencontrer deux des fondatrices (Sœur Sophie et Sœur Rachel), ainsi que Laurent (le responsable du projet MVP), Bruno (un ancien volontaire) et Edouard (l’un des bénéficiaires). Ceux-ci m’ont présentés en détails les deux premiers programmes et m’ont permis de visionner deux films en cours de finalisation. Merci pour leur accueil chaleureux

 


ACAY | Les clés de la réussite


D’après Sœur Sophie, le secret de la réussite d’ACAY réside assurément dans la relation de confiance qui s’instaure entre les jeunes gens, à la recherche de spiritualité , et les accompagnants, qui sont dotés d’une grande capacité d’ écoute
Quant à Laurent (le responsable du programme MVP), il précise que pour cela fonctionne, une implication très forte des accompagnants est requise (quasiment 24 heures sur 24). Un autre facteur de réussite est la rencontre des jeunes filles et des jeunes garçons 3 week-ends sur 4. Ils réapprennent ainsi ensemble à avoir des relations fraternelles avec le sexe opposé
Le succès du programme MVP repose également sur le fait qu’il suit les jeunes gens en prison puis à leur sortie et qu’il travaille avec la Justice philippine (et non pas contre elle), en formant notamment les personnels pénitentiaires et en partageant son expérience avec les organisations gouvernementales et les associations locales

 


ACAY | Résultats et prospective


Les résultats sont stupéfiants :


• C’est un bonheur de voir ces jeunes adultes reconstruits, avec un charisme fou, qui savent ce qu’ils veulent et qui réussissent à se réinsérer dans la Société. Certains sont même parfois repérés et parrainés par des personnalités religieuses ou laïques !
• La Justice philippine soutient le travail d’ACAY depuis 2006 et vient d’accréditer les programmes SOL et MVP
• La « méthode ACAY » fait aussi l’objet de nombreuses conférences à l’étranger, notamment dans les prisons pour mineurs et les lycées français
L’association sera présente à Paris , comme chaque année, en octobre et novembre à Paris pour lever des fonds et trouver des partenariats, afin de poursuivre son œuvre. J’espère que Sœur Sophie et Laurent pourront se joindre à nous pour l’un des Mardis de l’environnement de la rentrée, pour nous raconter leurs futurs projets

 

Pour plus d’information et pour faire un don, je vous invite à visiter le site : www.acaymission.com

 


 

  Mardi 14 mai 2013 : Chronique 8 : BALI « Mange, prie, aime … » 

PEDULI ALAM prend soin de la nature balinaise
Bonsoir à tous,
ce soir, je voudrais vous présenter une association qui s’est montée à Bali, presque par hasard, autour d’un « projet poubelles »…

 

PEDULI ALAM : Un nom qui parle à tous les Balinais
Parce qu’elle a trouvé que c’était le meilleur moyen d’expliquer ce que faisait son association quand on lui posait la question, Charlotte Fredouille l’a nommée « Protéger la nature ». Son objectif est de sensibiliser les Balinais à la problématique des déchets et à leurs conséquences sur leur santé et sur l’environnement
En arrivant dans l’est de Bali il y a 5 ans, cette jeune Française dynamique a été surprise de voir tous ces déchets plastiques. Les Hindous n’aiment pas les rebus (Je me souviens d’une discussion passionnante à l’île Maurice , où mon contact avait expliqué la même chose)
La presse internationale s’acharne d’ailleurs en ce moment sur la saleté à Bali. (Moi qui voyage depuis 7 mois, je peux vous dire que c’est loin d’être la pire des destinations…)
Charlotte a donc proposé aux autorités locales de sensibiliser les populations à la gestion des déchets et, de fil en aiguille, s’est laissée convaincre de monter une association « pour être crédible ». Celle-ci fut créée en mars 2009. Après avoir vécu « comme les Balinais » et avoir géré son association sur un coin de table, elle a également accepté de construire un bureau « en dur », pour la même raison. Elle suit désormais la loi coutumière et paye la « taxe pour la religion » pour continuer de s’intégrer. Aujourd’hui, cinq Balinais composent l’équipe et il y aurait même besoin d’une sixième personne. En 2011, elle remporte le 2 ème prix Terre de femmes d’Yves Rocher.
[Photo : Bureau de Peduli Alam à Bangle, dans les environs d’Amed]

PEDULI ALAM : Les projets en cours
La première activité de l’association est la construction et la distribution de poubelles, ainsi que la collecte des ordures non organiques. Elle s’accompagne de campagnes d’information et de sensibilisation dans les villages et les écoles du district
Les Balinais ont une culture du grignotage et consomment énormément de portions individuelles. L’association rachète aux épiceries les emballages plastiques non revalorisables (car ils contiennent de l’aluminium) et propres, que des couturières cousent ensemble pour fabriquer de jolis sacs, qui sont aujourd’hui vendus dans 2 points de vente. C’est une réelle activité de commerce équitable qui démarre
A ce jour :
• 120 bacs à ordures ménagères en béton, puis en métal ont été construits
• 350 poubelles (d’abord en plastique, puis en bambou) ont été distribuées aux épiceries et aux écoles
• Le camion transporte 5 tonnes de déchets par mois et 500 familles bénéficient d’un ramassage gratuit
• 800 élèves ont été sensibilisés
• 34.000 emballages non revalorisables ont été récoltés en un mois et 12.000 ont déjà été cousus…
[Photo : « Projet poubelles »]

 PEDULI ALAM : Et l’avenir ?
L’association cherche à recruter un(e) Balinais(e) pour gérer le bureau. Aucun agrandissement n’est prévu
Il s’agit de :
• Parfaire le « projet poubelles », pour en faire un projet pilote et pouvoir exporter le concept. Des partenariats sont déjà en cours dans le nord de l’île
• Poursuivre la sensibilisation
• Planter des arbres
• Continuer, voire agrandir le « projet des plastiques ». Le mieux serait que la population se l’approprie et « s’en empare »…
Aujourd’hui, Peduli Alam est une institution et pourtant, Charlotte rêve que la population et les autorités prennent le relai. « Le but de Peduli Alam est de ne plus exister », conclut-elle !
[Photo : « Projet des plastiques »] Pour plus d’information et apporter votre soutien, je vous invite à visiter le site : www.pedulialam.org

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