Compte Rendu :

Que nature dure

Un Mardi de l’Environnement placé dans le cadre d’une exposition, à la Fondation d’entreprise Ricard, qui mettait en scène l’artiste Dove Allouche. Il dit s’inspirer de l’art pariétal, celui dont on a retrouvé des manifestations dans les grottes occupées durant la Préhistoire. En retrouvant une gestuelle qui aurait été celle de ces premiers hommes pour produire leurs représentations sur les murs. Il utilise le dessin et la photographie, et se fait le promoteur de « pétrographies », tirages sur papier de photographies à l’aide d’un appareillage assez complexe. Un membre du laboratoire des sciences du Climat et de l’Environnement du CNRS, Dominique Genty, a grandement assisté Dove Allouche dans ses recherches. D.Genty a travaillé sur les spéléothèmes (stalagmites) pour reconstruire des paléoenvironnements, et s’intéresse de près aux cultures préhistoriques. Il a expliqué les techniques mises en œuvre en ce domaine, qui permettent de déterminer des datations de ces concrétions naturelles. En ce mardi, donc, les premiers témoignages était ceux en faveur des temps anciens, pour illustrer le devenir de la planète. Pour la période actuelle, c’est Guillaume Sainteny, qui enseigne le développement durable à AgroParisTech, qui a donné des éclairages sur les questions, et les polémiques, que pose le réchauffement climatique. Il estime que ce réchauffement masque les problèmes d’environnement.

Puis Elia Rodière, philosophe et coach, a fait de longs développements sur la modernité et le temps, afin d’approcher le vécu qui est le nôtre. Selon elle, le temps aujourd’hui est pensé en termes d’immédiateté et d’urgence. Et ce, comme conséquence de l’usage des nouvelles technologies informatiques, du numérique, etc. Rappelant la valeur de la notion de temps pour Aristote, Kant, Husserl, elle s’est plus particulièrement arrêtée sur une évocationde ce dernier, et rappelé les bases et les acquis de la phénoménologie (« la conscience est de nature temporelle ; elle fonde son objet, le constituant au présent »). Son évaluation de la notion d’instant a montré qu’elle était difficile à cerner. Et la nature, et le monde, dans tout cela ? Certes, on peut les voir maintenant par le prisme de cette accélération et de cette réduction, souvent, des rapports que l’on entretient avec eux. Il ne faut pourtant pas oublier ce que Guillaume Sainteny a très justement rappelé : « Il ne faut pas être impatient avec la nature. Elle a besoin, toujours, de ses cycles biologiques. »

 

A l’occasion de l’exposition, Mea Culpa d’un sceptique,FR-2016-Dove-Allouche-044

L’exposition personnelle de l’artiste Dove Allouche se tient à la Fondation d’entreprise Ricard du 22 Mars au 7 Mai 2016, L’institut Océanographique Paul Ricard et la Société Européenne des Réalisateur de l’Environnement ainsi que  la Fondation d’entreprise Ricard, ont le plaisir de vous inviter pour ce Mardi de l’Environnement de 19h à 21h00 sur  :

La Terre, un patrimoine à entretenir

Du plus lointain passé jusqu’au futur en projection, la planète montre une constante évolution. L’art pariétal et l’étude des glaces permettent notamment d’appréhender l’environnement disparu depuis des millénaires, et davantage. Les problématiques actuelles sur le climat et l’état général de la Terre posent des enjeux essentiels pour le maintien des équilibres écologiques.

 

A cette occasion, Patricia Ricard, recevait :

  • Dove Allouche, Artiste,
    • Les productions récentes de Dove Allouche font référence à l’art pariétal, l’intérêt de l’artiste envers les éléments primordiaux de la  Terre des origines….Là où nous nous rejoignons tous….l’écoulement du temps , la représentation des images par l’homme… En utilisant le dessin et la photographie,  c’est dans cet univers là qui nous conduira Dove Allouche.
    • Le titre de l’exposition, Mea Culpa d’un sceptique, est extrait d’une note de 1903, écrite par le paléontologiste Emile Cartailhac lorsqu’il ressortit de la grotte d’Altamira en Espagne……

 

  • Dominique Genty, Directeur de Recherche au CNRS
    • Membre du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE, Gif-sur-Yvette –  Saclay)
    • Etude des spéléothèmes (stalagmites, planchers stalagmitiques trouvés en grotte) pour reconstruire les paléoenvironnements et mieux connaître les cultures préhistoriques. Les isotopes stables, les éléments chimiques, la matière organique piégée, l’évolution du C mort, ainsi que les vitesses de croissance sont parmi les signaux utilisés pour reconstituer les paléoenvironnements. Les spéléothèmes sont datés précisément par des méthodes radiométriques, ils possèdent parfois des lamines de croissance saisonnières qui donnent un rythme au temps. Accessoirement daguerréotypiste.
  • Elia Rodière, Philosophe – Effectue une recherche entre philosophie et cinéma. Spécialisée en phénoménologie, la question du temps se trouve au cœur de ses recherches. Elle donne également des conférences sur la philosophie de l’environnement dans le cadre du Fife.
    – Environnement et sur les différentes interprétations de la mémoire du temps.
  • Guillaume Sainteny, Enseigne le développement durable à AgroParisTech, après l’avoir enseigné à Sciences Po et Polytechnique. Auteur de nombreux ouvrages, il nous présentera «  Le climat qui cache laforet » et s’interrogera sur comment la question climatique occulte les problemes d’environnement. Présentation de son ouvrage « Le climat qui cache la foret » – rue de l’échiquier editions.
  • Remi Labrusse, sous réserve par Skype,  Professeur  des Universités. Professeur d’histoire de l’art contemporain,  Directeur du département d’histoire de l’art et d’archéologie, Responsable du master « Médiation culturelle, patrimoine et numérique », en collaboration avec l’université de Paris 8. Il travaille, sur :
    • la  réception des arts non-occidentaux en Europe au XIXe et au XXe siècle ;
    • théories de l’ornement, art et industrie ;
    • peinture du XXe siècle ;
    • peinture et poésie au XXe siècle ;
    • histoire du patrimoine et muséologie.

 

Mea Culpa d’un sceptique, Commissaire de l’exposition Kate Macfarlane

 Kate Macfarlane – Curators – Fondation d’Entreprise Ricard

 

 

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Mardi 3 Mai de 19h à 21h

Fondation d’entreprise Ricard

12 Rue Boissy D’Anglas, 75008 Paris

Métro et Parking Concorde et Madeleine

Inscription/réservation et pour toutes informations complémentaires Marie-Pierre Cabello :

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