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C O M M U N I Q U E   D E  P R E S S E       /       I N F O R M A T I O N S

5 JUIN 2014, JOURNEE MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT

Du 6 au 12 Juin 2014, voir la sélection : www.terre.tv/fr/evenements/sere–5-juin–environnement/

 

UNE JOURNEE ? NOS VIES ENTIERES !

Pourquoi une journée seulement pour faire un geste en faveur de l’environnement ? Pourquoi ne pas se donner le défi de faire chaque jour un geste simple pour contribuer collectivement à faire diminuer les émissions de gaz à effet de serre qui rongent petit à petit la biodiversité, notre santé, nos vies ? Ces petits gestes pour l’environnement sont faciles et de nombreux sites internet permettent d’y accéder (ecologie.gouv.fr, ADEME, wwf…). Faites-le, notez vos gestes et vous verrez comment, petit à petit, vous participez au grand défi de maintenir ou de permettre une vie plus saine dans une nature préservée, avec une grande diversité.

Si votre défi vous accompagne chaque jour et non pas un seul jour dans l’année, alors la journée mondiale de l’environnement sera l’occasion de se pencher plus particulièrement sur un thème et de s’ouvrir à lui sans effort, de mieux le comprendre.

Cette année le 5 juin, journée mondiale de l’environnement, nous permet de penser un peu plus aux Petits Etats Insulaires en Développement dans le contexte plus large du changement climatique.

Toutes les îles, notamment celles du Pacifique, sont soumises aux effets du changement climatique et certaines populations seront contraintes d’abandonner leur pays car la mer monte et monte durablement, inondant les constructions, les projets, l’avenir, la mémoire.

Les collectivités d’outre-mer sont également concernées par cette problématique. A l’exception de la Guyane et de la Terre Adélie, ce  sont des iles, certaines sont habitées, d’autres non. L’outre-mer n’est pas uniforme : la géographie, les populations (3 millions d’habitants), la démographie, l’environnement régional et les statuts sont d’une grande diversité. Les ultramarins, s’ils sont solidaires, ne considèrent pas l’outre-mer au sens global comme on peut le faire, certainement par facilité, en métropole. 

Mais il y a toutefois une caractéristique commune à toutes ces régions ultramarines, c’est l’extraordinaire richesse de leur patrimoine naturel.

D’ailleurs, la diversité naturelle exceptionnelle de la France se situe, pour l’essentiel, dans les outre-mer.

L’outre-mer représente près de 19% des terres émergées et 97% de la Zone Economique Exclusive (ZEE) de la France, laquelle est répartie entre les océans Austral, Indien, Atlantique et Pacifique. La France grâce à ses outre-mer est le deuxième pays au monde pour sa ZEE et le quatrième pour ses récifs coralliens.

Plus de 98% des espèces endémiques de vertébrés et 96 % des espèces endémiques de plantes vasculaires de France sont concentrées dans les outre-mer.

Il y a par exemple 26 fois plus d’espèces endémiques de plantes vasculaires, 60 fois plus d’espèces endémiques d’oiseaux en outre-mer  que dans l’hexagone.

L’inventaire de la biodiversité ultramarine n’est pas terminé et il s’enrichit régulièrement grâce à l’activité des scientifiques sur le terrain comme ceux par exemple du Muséum national d’Histoire naturelle, des autres organismes de recherche et  des universités implantés en outre-mer. 

Les écosystèmes naturels des outre-mer font partie des « points chauds » de la biodiversité et sont considérés comme les zones les plus riches mais aussi les plus menacées de la planète.

A l’initiative du ministère des outre-mer qui souhaite vous faire partager un peu de la richesse et de la spécificité de la biodiversité ultramarine et sensibiliser aux problèmes liés à sa gestion, la Société Européenne des Réalisateurs de l’Environnement a sélectionné pour Terre TV quelques documentaires qui donnent un aperçu, illustrent ces questions et font réfléchir chacun d’entre nous aux façons de faire connaître et de préserver d’un bout à l’autre du monde ce patrimoine naturel ultramarin.

 

Pascale Joannot, déléguée à l’outre-mer,

Muséum national d’Histoire naturelle

 

 

Sur une idée du Ministère des Outre – Mer, et à l’occasion de La Journée Mondiale de L’Environnement du 5 Juin, la Société Européenne des Réalisateurs de L’Environnement, en partenariat avec TerreTV, vous propose, pour illustrer cette journée une sélection de documentaires.

Cette sélection vous est présentée  pour faire réfléchir à une meilleure gestion de l’environnement.

Liste des programmes sélectionnés  pour le 5 Juin TerreTV :

  • «  L’eau des îles ». 52’. 2011. Réalisation Franck Grangette et Franck Renaud. Production IRD. A l’île de La Réunion, les atolls et les ilots coralliens, sont très sensibles  aux variations du climat.  Une équipe pluridisciplinaire de scientifiques c’est rassemblée au sein du programme INTERFACE pour étudier l’évolution de cette de la nappe d’eau douce, dite lentille d’eau douce.
  • «  L’Or noir du Pacifique ». 52’. 2014. Réalisation Dominique Robergeot et Christine Della Maggiora. Production : Latitude 21 Pacific. Au Nord de la Nouvelle Calédonie, le plateau des Massacres abrite le plus grand herbier du territoire sur une superficie de  26 kilomètres carré. Ce site riche en biodiversité. La bêche de mer est la deuxième ressource d’exploitation, juste après le thon. Cet animal est essentiel à l’équilibre du lagon  et la surpêche déséquilibre le milieu. Les récifs coralliens de la Nouvelle-Calédonie sont reconnus pour leur beauté. Ce documentaire fait un focus sur un point particulier qu’est la pêche de la bêche de mer.

 

  • «  Mayotte, une ile entre deux eaux » . 52’. 2013. Production IRD. Depuis Mars 2011, à 8000km de Paris, la petite ile de Mayotte est devenue le 110ème département d’outre mer (DOM). Etat des lieux….Son lagon est l’une des plus grandes richesses en biodiversité biologique…Pollution, le braconnage,  pression de la pêche sur le milieu….Le documentaire donne la parole aux différents acteurs participant à la vie du Lagon et à la contribution de la sauvegarde de ce patrimoine.
  • « Guyane: sous les alizés les maisons de bois ». 26′ / ECrit et réalisé par Dominique Martin Ferrari. Soleil ardent, vents violents, pluies diluviennes…Construire en Guyane demande d’autres savoirs que ceux dont l’Europe et la métropole édictent les normes. Or si l’on ne tient pas compte des réalités climatiques locales, les constructions peuvent se révéler de véritables gouffres énergétiques. Les architectes de Guyane s’organisent afin que les nouvelles réalisations prennent en considération ces aléas et redécouvrent le secret des habitats traditionnels : l’habitat bioclimatique avant la lettre. Juste retour aux sources, qui gagne souvent en esthétisme et pourrait bien être la clef de tout un accueil touristique adapté à la nature.
  • « Les plantes : la santé dans mon jardin. Guadeloupe ». Réalisation Dominique Martin Ferrari. DMF.26’. Connaitre, protéger et utiliser les plantes de son jardin pour une meilleure santé. C’est le message de ce documentaire.
  • « La Roche écrite » 4’.Production L.P.O. Productions . Programme Lifecapdom de conservation dans la réserve nationale de La Roche écrite sur l’Ile de la Réunion. La Roche écrite La Réserve naturelle  nationale  de la Roche écrite s’étend sur près de 3600 ha sur l’Ile de La Réunion. Incorporée en 2007 au Parc national, elle abrite tous les oiseaux endémiques de l’île et un cortège d’espèces exotiques spécifiques. Parmi eux, le très rare Tuit-tuit, pour lequel la réserve a été créée. Laissez-vous porter par les somptueux paysages qu’offre la réserve, à cheval entre deux plateaux volcaniques, dans la zone où s’accrochent les nuages…
  • «  le Tuit-Tuit » .  3’. L.P.O. Productions. Tout le programme et l’action de Life+CAP DOM sur Ile de La Réunion. le Tuit-Tuit Damien Fouillot, Chargé de mission Tuit-tuit à la SEOR pour le Life+ Cap Dom revient sur l’écologie de cet oiseau, dont il ne reste que 29 couples dans le monde, tous à La Réunion…
  •  « Suivez le coq ! ». 4’. L.P.O. Productions. En Guyane. Le GEPOG, met en place pour le Coq de Roche orange, un programme de protection. Suivre sur place les travaux de LIFE+CAP DOM. Suivez le coq! Pour garantir la protection du Coq de roche orange, espèce emblématique du plateau des Guyanes, les équipes du GEPOG ne cessent d’enrichir leur connaissance sur cet oiseau. Pour  y parvenir, la pose d’émetteur sur des individus est une option de choix pour mieux appréhender les déplacements des oiseaux et définir leur espace vital. Grâce au programme Life+Cap Dom, les équipes ont pu organiser des sessions de capture et d’équipement des coqs avec des émetteurs, sur la Montagne de Kaw. Retour en images sur une aventure ambitieuse pour l’espèce comme pour l’association, qui a d’ailleurs été accompagnée par le CNRS pour cette première.
  • « A la découverte des hotspots du moqueur gorge-blanche en Martinique ». 6’ .  En Martinique – Song Meters, La haute technologie au service de la protection de la biodiversité… Depuis 2012, des « Song Meters » sont utilisés sur la presqu’ile de la Caravelle en Martinique : véritablement innovants, il s’agit de bioenregistreurs acoustiques qui permettent aux scientifiques d’identifier les zones et les niveaux de présence du moqueur à gorge-blanche grâce à ses manifestations sonores. Les équipes en charge du paramétrage et de la mise en place des Song Meters nous expliquent leurs avantages, tant sur le terrain que pour l’exploitation des données.

 

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Pour leur participation active à cette Journée du 5 Juin et leur engagement en faveur de l’écologie,

nos remerciements à :

DMF Productions / www.mediapeps.org, L’Institut de recherche pour le développement (IRD) www.ird.fr, Latitudes 21 Pacific Productions,  La Ligue de protection des Oiseaux (LPO) www.lpo.fr et ses partenaires dans le cadre du Life+Cap Dom www.lifecapdom.org

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