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De nombreux passionnés avaient répondu à l’invitation de la S.E.R.E., le 5 juillet, pour une visite en campagne « pas comme les autres », en Bourgogne. Et précisément à Auxerre-la-Brosse, où l’Exploitation agri-viticole représente un exemple d’activité original. Ce fut une journée bien remplie, qui a permis d’aller véritablement sur le terrain, de parler avec les professionnels, de s’enquérir des problématiques, de découvrir, et de s’intéresser aux multiples facettes offertes par cette exploitation.

Elle est particulière à plus d’un titre : elle est une émanation de l’Etablissement public des Terres de l’Yonne, qui possède trois sites de ce type au total dans la région, et qui dispense également des enseignements destinés aux agriculteurs, tout en étant un établissement scolaire public, avec un lycée agricole et un lycée professionnel.

L’exploitation d’Auxerre-la-Brosse a trois activités, les cultures, l’élevage, la vigne, et pour chacune elle utilise des méthodes qui, sans être nouvelles, dénotent une volonté de rationaliser le travail dans le respect de l’environnement. Ceci, également avec une finalité pédagogique, puisque l’exploitation sert largement de référence vivante aux professeurs et aux élèves de l’Etablissement public.

Pour les cultures, l’option choisie est l’agriculture intégrée. Donc à mi-chemin entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique. « Nous n’utilisons vraiment  les produits phytosanitaires qu’en cas d’infestation d’insectes », précise la jeune directrice de l’exploitation, Alexandra Chérifi. Se succèdent dans l’assolement le pois, le colza, le blé, l’escourgeon, le chanvre, puis à nouveau le blé, et ensuite l’orge de printemps, sur 120 ha. Avec, notamment, l’importance de la diversification de la date des semis, de l’usage des labours, de l’allongement des rotations.

Le troupeau est composé de 50 vaches laitières de race Prim’Holstein, sur 62 ha de prairies. La production dépasse 480 000 litres de lait. L’alimentation de ces vaches, là aussi, doit obéir à des exigences de  mieux tirer parti des ressources disponibles, puisqu’elle est largement composée de céréales produites sur l’exploitation.

Enfin la vigne, qui évite au maximum les intrants chimiques, est d’une taille « raisonnable », avec 6,35 ha. Elle est plantée de trois cépages, Pinot Noir, Aligoté et Chardonnay.

«  Bien évidemment, puisque nous avons une fonction pédagogique, nous devons montrer l’exemple aussi sur la question de la gestion », souligne Alexandra Chérifi. « Donc l’exploitation doit être rentable. »

Bien sûr, dans un tel environnement professionnel, marqué par des liens et des échanges permanents entre le monde de la production et celui de la formation, les choix sont plus mûris, ou en tout cas plus consensuels. Et chacun, lors de cette visite, aura pu en juger, tout en prenant un vrai bol d’air , sur ces terres bien travaillées.

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