Ils étaient une quinzaine de passionnés de nature, le samedi 24 mars, ayant répondu à l’invitation de la S.E.R.E., qui organisait cette sortie, à profiter d’une belle journée à tous égards enrichissante en forêt de Fontainebleau.  Certes, l’environnement d’Ile-de-France ne possède peut-être pas l’exotisme des grands parcs nationaux africains. Mais il recèle une diversité géologique, florale et faunistique, qui n’a que peu d’équivalents. Le groupe était piloté par un naturaliste fin connaisseur de cette forêt et particulièrement du massif des Trois Pignons, où la randonnée devait se dérouler.

Etaient réunis, donc, des marcheurs qui aimaient progresser dans un paysage en l’observant, en se penchant vers lui, en prenant sa respiration, en notant ses expressions, mais aussi celles des variations de la terre, du sable et des rochers, la présence des mares et des platières, les habitats des espèces végétales, des oiseaux et des insectes, et puis encore, puisqu’il s’agit d’une forêt où l’homme a marqué, et continue à marquer, son empreinte, les aménagements réalisés pour la pénétration et la circulation.

Relativement à ce dernier point, c’est sur un terre-plein de l’aqueduc traversant le massif qu’eut lieu le pique-nique de déjeuner, sous un soleil bienvenu après la petite fraîcheur matinale. Mais le point culminant de la randonnée, dans les deux sens du terme, ne fut pas cet aqueduc. Bien plutôt la butte où se trouvait, au XVIIIe siècle, le télégraphe optique Chappe, une « révolution technique » à l’époque, qui devait donner un avantage inappréciable aux armées françaises. Cette butte, alors, dominait un horizon très dégagé, maintenant en partie comblé par les masses des arbres. Il n’en reste pas moins que de cette hauteur la vue porte à plusieurs kilomètres encore, et permet d’embrasser une partie importante de la forêt.

sortie en forêt

Alternant marches en plat et grimpées légères, l’itinéraire choisi n’était pas des plus connus, mais représentait à coup sûr l’un des plus intéressants. Pas d’affluence, donc, d’autres randonneurs, et tout le temps pour bien voir et bien sentir.

Quitté le matin, le parking de La Feuillardière, entre Milly-la-Forêt et Arbonne-la-Forêt, fut retrouvé dans l’après-midi. A Sucremont, sur la commune de Noisy-sur-Ecole, dans la propriété de la présidente de la S.E.R.E., Marie-Pierre Cabello, un goûter attendait ensuite les participants, qui purent prolonger longuement les échanges des impressions glanées au cours de ces heures fastes.

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