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Revue d’Actualité – Mardis de l’Environnement – Août 2014

 

 

Evénements :

  • L’homme, principal responsable de la fonte des glaciers. Une équipe internationale de scientifiques a modélisé la fonte des glaciers du monde depuis le XIXe siècle. Ce travail révèle que sur l’ensemble des 150 dernières années, la responsabilité des activités humaines est à retenir pour 25% des pertes de masse glaciaire. Mais pour la période 1991-2010, pour 69%. L’influence anthropique est surtout manifeste en Alaska, au Canada et aux Etats-Unis, en Arctique, au Groenland, au nord de l’Asie, en Europe centrale et en Nouvelle-Zélande.
  • Les météorologistes pessimistes sur l’évolution du climat. A l’initiative de l’Organisation météorologique mondiale, des experts réunis en congrès, fin août, ont dressé un tableau sombre des perspectives futures du climat. Le réchauffement, constat sans appel, doit engendrer quantité de perturbations, qui vont affecter notamment les transports, tant aériens (intensification des jet-streams, courants d’air à haute altitude) que maritimes (fréquences accrues de vagues géantes).
  • Le « budget écologique » de la Terre déjà épuisé. Le 19 août, donc en huit mois, la Terre a consommé l’équivalent des ressources naturelles qu’elle peut produire en un an sans affecter leur renouvellement. Ce constat de l’association Footprint Network signifie que la planète devra finir l’année « à crédit », c’est-à-dire en épuisant son capital de ressources. L’estimation est basée sur la consommation de matières premières agricoles, des produits de la forêt et des mers, et de la capacité de la Terre à absorber le CO2 ainsi que les déchets d’origine anthropique.
  • Le tétrachlorure de carbone toujours dans l’atmosphère. Pourtant interdit au niveau mondial depuis 1989, ce polluant chimique, CCL4, continue à être repéré en quantités dans l’atmosphère. Dangereux pour l’homme, il est également destructeur de la couche d’ozone. Il est estimé que 30 000 tonnes par an de ce polluant sont émises. Les sources évoquées sont des fuites industrielles, des émissions de sites contaminés, des relargages (dus au réchauffement) à partir de sites naturels de stockage comme les océans. De plus, il a été établi que la durée de vie du CCL4, avant sa destruction par des processus naturels, était plus longue que prévue, 35 ans au lieu de 25 ans.
  • Deux nouveaux parcs naturels en France. Le Marais poitevin, en mai, et le Bassin d’Arcachon, en juin. La France compte désormais 49 parcs naturels régionaux, 10 parcs nationaux, 6 parcs naturels marins.
  • Des « espèces nuisibles » à protéger en France. Le Conseil d’Etat a annulé, le 30 juillet, dans plusieurs départements, le classement en espèces nuisibles de plusieurs espèces animales : la pie, le geai, la corneille, la martre, la fouine. Elles ne peuvent désormais plus (jusqu’au 30 juin 2015) être chassées ou détruites. Toutefois dans la grande majorité des autres départements, elles conservent ce statut de « nuisance ». Pour leur part, le renard, le pigeon ramier, le lapin et le sanglier, continuent à être considérés comme néfastes essentiellement pour les cultures, et comme tels, pourchassés sur l’ensemble du territoire.
  • Le bouquetin repeuple les Pyrénées. Une première réintroduction de bouquetins (espagnols) dans les Pyrénées françaises a eu lieu le 19 juillet. Une deuxième (10 animaux) s’est produite le 19 août. En trois ans, 120 individus devraient être réintroduits. L’espèce de souche française avait été totalement éradiquée au XXe siècle, principalement du fait de la chasse.
  • La Norvège affiche un tableau de chasse de 729 cétacés. Cette année, un record. Ce pays pratique la « chasse à la baleine », de concert avec l’Islande (et aussi le Japon, sous couvert de « pêches scientifiques »), en contradiction avec l’interdiction émise par la Commission baleinière internationale depuis plusieurs décennies
  • Au Rajasthan, le dromadaire devient « animal d’Etat ». En Inde, le gouvernement du Rajasthan a déclaré ce camélidé « animal d’Etat », fin juin. La mesure est avancée comme une protection d’un élément du patrimoine naturel. Toutefois elle s’inscrit aussi sur arrière-fond politique, puisque ce sont les minorités religieuses (notamment musulmanes) qui consomment la chair de cet animal. Lequel voit sa survie menacée par ailleurs par la diminution des pâturages et la concurrence des tracteurs. Sa population au Rajasthan est passée de 911 000 têtes en 1997 à 320 000 en 2014.
  • Progression des espèces envahissantes en France. Le frelon asiatique a désormais colonisé 70% du territoire, et d’ici 6 à 10 ans devrait être présent partout. Le moustique-tigre est lui aussi en forte progression, sur 18 départements de l’hexagone, principalement dans le sud. Il est vecteur du chikungunya et de la dengue. Parmi les autres espèces invasives, le plathelminthe de Nouvelle-Guinée, une sorte de lombric, est un prédateur des escargots et des vers de terre.

Nominations :

  • Isabelle Thomas, rapporteur pour la pêche en eaux profondes au Parlement européen. La députée socialiste française a été désignée le 22 juillet. Parallèlement, le groupe écologiste à l’Assemblée nationale a déposé une proposition de loi, à la mi-juillet, visant à interdire le chalutage en eaux profondes.

Médias :

  • « Méduses à la conquête des océans » de Robert Calcagno et Jacqueline Goy. Editions du Rocher.
  • « L’Adaptation de la France au changement climatique mondial » de Antoine Bonduelle etJean Jouzel. Editions des Journaux officiels.
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