Evénements

–       Une réglementation internationale sur l’accès aux ressources génétiques naturelles en 2010. Elle a été décidée lors de la Convention sur la diversité biologique, qui s’est achevée le  31 mars au Brésil. Pour les plantes, les animaux, les bactéries. Malgré les réticences de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Canada (les USA, non signataires, y sont aussi opposés), et de l’Union européenne. En parallèle, constat grave de la détérioration de la biodiversité.

–       Fin du Forum mondial de l’eau à Mexico (22 mars). Beaucoup de débats, mais pas d’engagements concrets. Pour réduire de moitié d’ici à 2015 la population mondiale n’ayant pas accès à l’eau potable (1,3 milliard de personnes), les États et le secteur privé devront faire des efforts très importants.

–       Adoption le 30 mars de la loi sur les parcs naturels en France. Les 7 parcs nationaux comprennent désormais un « cœur » et autour, des « aires d’adhésion. »

–  L’Afrique encore plus touchée à la fin du siècle ? L’évaluation du niveau des précipitations à la fin du siècle, et la correspondance avec la ressource en eau des rivières, montre que le changement climatique risque d’accentuer encore les disparités sur le continent. Trois régimes existent en Afrique: supérieur ( précipitations de 1000 mm/an), moyen (1000­400 mm/an) et inférieur (< 400 mm/an). Une baisse de 10% des précipitations pourrait entraîner, pour le régime supérieur, une réduction du drainage de l’eau vers les rivières de 17%, et pour un régime bas de 500 mm/an , de 50% (à 400 mm, le drainage est virtuellement non-existant).( Science,02/03/2006).

–  L’augmentation de C02 renforce l’écoulement d’eau douce dans l’océan, depuis le 20e siècle. L’excès de C02 dans l’atmosphère restreint l’activité des stomates foliaires (orifices par lesquels les feuilles reçoivent le C02 et évacuent l’eau par évaporation). Le ruissellement des végétaux est habituellement égal à la différence entre les précipitations et l’évapotranspiration. Comme l’évapotranspiration est réduite, l’écoulement vers l’océan s’accentue. (Nature, 16/02 /2006).

–      Les mers pourraient monter de 4 à 6 mètres d’ici 2100. La modélisation du climat terrestre il y a 130 000-127 000 ans montre que les mers étaient plus hautes de 4 à 6 mètres qu’aujourd’hui, en raison des températures élevées du globe, qui auraient fait fondre en grande partie le Groenland et l’Antarctique. Le réchauffement en cours actuellement aboutirait au même résultat, avec les mêmes fontes du Groenland et de l’Antarctique(Science, 24/03/2006).

Les bons et les mauvais élèves des émissions de C02. Le Protocole de Kyoto peine à être appliqué. Par rapport à la date-référence de 1990, les objectifs réalisés sont les suivants :

 

 

 

 

JAPON

 

 

 

USA

CANADA

AUSTRALIE

CHINE

+ 9 %

+ 18 %

+ 20 %

+ 28 %

+ 49 %

BRESIL

INDE

RUSSIE

ALLEMAGNE

GRANDE BRETAGNE

+ 57 %

+ 70 %

– 23 %

– 13 %

– 6 %