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Evénements

  • Baisse des émissions de CO2 en Europe en 2018. Ces émissions ont diminué en Europe de
    2,5% par rapport à 2017, selon l’office statistique Eurostat. Alors qu’elles ont progressé d’une
    manière générale dans le monde pendant la même période. Un résultat, pour l’Union
    européenne, encourageant, surtout qu’elles avaient connu une augmentation de 1,8% en 2017.
    Cette baisse s’expliquerait par une utilisation plus importante des énergies renouvelables
    (éolien, solaire, hydroélectricité, biomasse) au détriment des énergies fossiles (charbon et gaz
    naturel). 20 des 28 Etats-membres ont enregistré des baisses, avec en tête le Portugal (- 9%),
    alors que 8 voyaient ces émissions augmenter (La Lettonie, avec + 8,5%, se classant en tête).
    La France est positionnée un peu au-dessus de la moyenne, avec des diminutions de 3,5%.
    Parmi les facteurs ponctuels qui expliquent le chiffre européen de 2018, il faut retenir aussi
    des températures élevées, surtout l’hiver, qui ont réduit la consommation de chauffage, et un
    ralentissement de l’activité économique. Toutefois rien n’est acquis sur le long terme.
    L’Union européenne a affiché son ambition de réduire ses émissions de 20% d’ici à 2020 par
    rapport à 1990, et de 40% d’ici à 2030. Or ces objectifs sont insuffisants pour respecter
    l’accord de Paris et la limitation du réchauffement climatique sous le niveau de 2°C. Mais les
    Etats européens ne peuvent toujours pas se mettre d’accord pour augmenter leurs efforts en
    vue de plus grandes réductions.
  • La fonte des glaciers augmente. Une étude de la revue Nature, en avril, dresse un constatalarmant des pertes des glaciers dans le monde durant les cinquante dernières années : 9 600milliards de tonnes (gigatonnes, Gt). Ces pertes ont entraîné une élévation du niveau des mersde 2,7 cm. Pour la décennie 2006-2016, elles ont été de 335 Gt chaque année, soit plus que la fonte du Groenland (- 280 Gt par an entre 2002 et 2016) et de l’Antarctique (- 252 Gt par an entre 2009 et 2017). Ces pertes s’expliquent évidemment par le réchauffement climatique. Les secteurs les plus touchés sont les Andes du sud (Patagonie), puis les glaciers tropicaux, les montagnes du Caucase, d’Europe centrale et d’Alaska.
  • 7% de l’Hexagone artificialisé. Au total en France métropolitaine, ce sont 4 millions
    d’hectares qui sont transformés pour les activités humaines, imperméabilisés. Et chaque
    année, 60 000 hectares. 70% des constructions et des routes sont faites sur les terres arables,
    ce qui signifie la réduction permanente des terres pour l’agriculture. L’Union européenne, en
    2011, avait fixé un objectif pour les Etats-membres : la suppression d’ici à 2050 « de toute
    augmentation nette de la surface occupée. » Ce qui signifie qu’à chaque surface artificialisée
    devrait correspondre une autre, de taille équivalente, désartificialisée. Si cet objectif a bien été
    prévu par le plan Biodiversité du ministre de l’époque Nicolas Hulot, aucune mesure de mise
    en œuvre n’a encore été annoncée.
  • Le recyclage français du combustible nucléaire reste faible. A l’heure actuelle, ce
    recyclage ne représente que 1% de l’uranium utilisé pour les centrales nucléaires. Chaque
    année, ce sont 1 200 tonnes de ce combustible qui sont usés, dans les 58 réacteurs nucléaires,
    avec 19 centrales. L’uranium (auquel s’ajoute le plutonium qu’il contient) est retraité, et au
    total, avec la production de MOX (un mélange de plutonium et d’uranium appauvri) on arrive
    à un taux de recyclage de 10%. Néanmoins, l’industrie nucléaire avance que 96% de
    l’uranium des centrales est « valorisable », même si en pratique il est loin de l’être.
  • La première extinction d’une espèce due au réchauffement climatique. C’est un petit
    rongeur, Melomys rubicola, qui était endémique d’une langue de sable entre l’Australie et la
    Papouasie-Nouvelle-Guinée, Bramble Cay. L’animal a été observé pour la dernière fois en
    2009. En cause de cette disparition, la montée de plus importante de la mer, qui submerge
    l’ilôt-habitat de cette espèce.
  • Les léopards chassent dans la ville de Bombay. Et de plus en plus souvent, pour trouver
    des proies qui ne sont plus présentes dans la nature. Ils s’en prennent aux chiens errants, qui
    prolifèrent dans cette grande métropole de l’Inde du nord. Ce sont déjà des proies plus faciles
    que des proies sauvages. Et puis dans la ville, le grand parc de 104 km2, même s’il permet
    aux léopards d’avoir un habitat tranquille, est trop exigu comme territoire de chasse. Les 47
    félins disposent en moyenne de 2 ou 3 km2 chacun, alors qu’il leur faut 5 km2. D’où leur
    présence permanente dans la ville. Bombay n’est pas la seule métropole où les léopards sont
    recensés. Nairobi, la capitale du Kenya, voit aussi les incursions régulières de ces animaux.

 

Manifestations

  • La 18e CITES a lieu à Colombo (Sri Lanka). La convention sur le commerce international
    des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction a été prévue du 23 mai au 3
    juin.
  • Congrès français de la nature 2019. C’est le congrès du Comité français de l’UICN. Il aura
    lieu le 12 juin 2019 à Marseille, au Palais du Pharo. www.uicn.fr/congres-2019/

 

Médias

  • « La pensée écologique » de Timothy Morton. Editions Zulma.
  • « L’Odyssée des plantes sauvages et cultivées » de Serge Hamon. Co-édition Quae/IRD.
  • « L’Europe des animaux » de Pascal Durand et Christophe Marie. Editions Alma.
  • « Comprendre la biodiversité » de Alain Pavé. Editions du Seuil.
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