Evénements

Les 25 ans de la loi Littoral. Cet anniversaire de la loi française relative à l’aménagement et à la protection du littoral, au 3 janvier dernier, s’est caractérisé par une certaine discrétion des pouvoirs publics. Qui s’explique peut-être par ses difficultés, puisque les infractions des communes à cette réglementation ne sont pas rares. Elle joue pourtant un rôle essentiel dans la protection des côtes. France Nature Environnement demande qu’elle soit appliquée plus largement aux cantons riverains de la mer, et que la bande inconstructible soit portée de 100 à 200 mètres.

Course aux ressources énergétiques en France. Les gisements de gaz de schiste et le pétrole de schiste font actuellement l’objet en France de prospections assidues, basées sur l’importance qu’ils représenteraient. Les réserves de pétrole de schiste seraient de 60 à 100 milliards de barils (soit celles du Koweit). Les réserves de gaz de schiste mondiales sont estimées à 920 000 milliards de m3, trois fois les réserves de gaz conventionnel. En France, trois permis d’exploration ont déjà été accordés pour le gaz de schiste dans le sud-est, notamment au Larzac ; la région Rhône-Alpes et la Provence devraient suivre bientôt. Pour le pétrole de schiste, les sites de production, les projet d’exploration et les demandes de permis de recherche intéressent le bassin parisien, le Nord-Pas-de-Calais, la Champagne-Ardenne, la Lorraine, la région Rhône-Alpes, le Languedoc-Roussillon, la région PACA, l’Aquitaine. La même technique d’extraction concerne les deux ressources : forage d’un puits vertical, puis tracé d’un puits horizontal dans lequel est injectée de l’eau à haute pression mélangée à des produits chimiques pour fracturer la roche, enfin remontée du gaz ou du pétrole par ce puits horizontal. Les risques environnementaux n’apparaissent pas comme négligeables : contamination de nappes phréatiques, pollution des terres, transformation (comme c’est le cas aux Etats-Unis, premier producteur mondial de gaz de schiste) du sol et du sous-sol en tranchées et taupinières, sans compter la dépense en eau, qui se chiffre en millions de m3. Diverses associations écologistes commencent à prendre position contre ces exploitations. Leurs promoteurs estiment de leur côté que ces deux ressources pourraient prendre la relève du pétrole et du gaz conventionnels, dont les gisements devraient être épuisés d’ici une cinquantaine d’années.

Coup de fouet pour l’éolien. Le gouvernement français a lancé fin janvier un programme ambitieux d’exploitation en mer d’éoliennes. 600 turbines doivent être mises en service en Atlantique et en Manche, sur cinq sites, au large de Saint-Nazaire, du Tréport, de Fécamp, de Courseulles-sur-Mer, de Saint-Brieuc. La puissance installée sera de 3 000 mégawatts (soit la moitié prévue par le Grenelle de l’environnement pour 2020). Ces exploitations représenteront plusieurs milliers d’emplois. Elles font néanmoins l’objet de débats. Les opposants soulignent en particulier les fragilisations qu’elles induisent pour le milieu naturel, non-organique autant qu’organique. La convention OSPAR pour la protection du milieu marin de l’Atlantique nord-est recense 22 risques à cet égard pour la biodiversité marine.

. Des centrales nucléaires sous-marines ? Le groupe français de construction navale DCNS, en association avec AREVA et EDF, promeut un projet de centrales nucléaires sous-marines de 50 à 250 mégawatts posées à 60 mètres de profondeur, à proximité des côtes. Un prototype devrait être réalisé pour 2013, avec une mise en service en 2016 ou 1017. En Russie, l’agence Rosatom étudie de son côté un projet de centrales nucléaires flottantes.

Sur-pollution en Chine. Bien que manquant volontairement de certaines données, le constat de la pollution industrielle en Chine en 2008 est impressionnant : le coût de la dégradation de l’environnement a représenté 145 milliards €, soit 3,9% du PIB du pays. Une estimation basse indique qu’un tiers des cours d’eau et les trois-quarts des lacs, notamment, sont pollués.

.Le moratoire sur l’exploitation des forêts en Indonésie toujours en attente. Il devait entrer en vigueur le 1er janvier, instituant un délai de deux ans pour l’attribution de nouvelles concessions forestières. Ce retard s’explique par la pression des exploitants, principalement les producteurs d’huile de palme et l’industrie papetière. De plus, s’il semble acquis que les forêts primaires et les tourbières seront incluses dans le moratoire, le sort des forêts secondaires continue à être discuté.

Les AMAP se développent en France. Elles sont désormais 170 en Ile-de-France, notamment. Au Japon, où elles sont nées en 1972, elles ont commercialisé en 2009 la moitié du riz produit dans le pays et 31% des fruits et légumes.

Premier procès pour épandage de pesticides. Soixante habitants d’une petite commune de Corrèze, en France, ont porté plainte pour non-respect de la réglementation d’épandage de pesticides par trois pomiculteurs, devant le tribunal de Brive. Ils ont argué de la pollution ayant a tteint leurs maisons.

Des insectes pollinisateurs peuvent contaminer le pollen. Une étude américaine a montré que des insectes peuvent transmettre des virus à d’autres, à l’occasion du butinage de fleurs. Cela concerne les abeilles, les bourdons et les papillons. Les virus peuvent contaminer aussi bien les espèces sauvages que les espèces d’élevage.

 

 

Manifestations

. « Architecture et biodiversité ». Parc Floral de Paris. Jusqu’au 31 mars 2011.

. Journée mondiale des zones humides, 2 février 2011. Thème : Les forêts. Sous l’égide de la Convention de Ramsar, qui fête cette année ses 40 ans d’existence.

. « Earth Hour » le 26 mars. Le WWF appelle « tous les citoyens » partout dans le monde à éteindre leurs lumières de 20h30 à 21h30 ce jour-là.

. Salon « Vivez Nature ». Grande Halle de la Villette, Paris, du 4 au 7 février 2011.

. Salon de l’agriculture. Porte de Versailles, Paris, du 19 au 27 février. Le 23 février, dans le cadre de ce salon, Séminaire international sur l’agriculture biologique.

. « Climate Week ». Débats et échanges en France du 21 au 25 mars organisés par la fondation GoodPlanet, le fondation Nicolas Hulot, le Réseau action climat, la Société météorologique de France et le WWF.

. « Planète durable ». Porte de Versailles, Paris, du 31 mars au 3 avril.

 

 

Publications

. « Faut-il manger les animaux ? » de Jonathan Safran Foer. Editions de l’Olivier.

. « Mon assiette, ma santé, ma planète » de Pierre Weill. Editions Plon.

. « Ressources, patrimoine, territoires et développement durable » sous la coordination de Muriel Maillefert, Olivier Petit et Sandrine Rousseau. Editions Peter Lang.

. « Atlas de la flore sauvage en Seine-et-Marne », collectif. Editions Librairie des
Musées/CG 77.

 

 

Médias

. Site internet de l’ANNEE INTERNATIONALE DES FORETS, sous l’égide de l’ONU