Evénements

– Négociations sur le climat : compromis et attentes. Les deux négociations conduites simultanément sur le climat, au niveau international et au niveau européen, en décembre, se sont achevées avec quelques avancées, mais inégales : davantage pour les 27 que pour le reste du monde. A ce dernier titre, les décisions réelles pour enrayer les spirales du changement climatique sont attendues dans un an, à Copenhague (Danemark).
Pour l’Europe, l’accord a été trouvé sur l’objectif affiché en 2007 de mettre en oeuvre, d’ici à 2020, une réduction de 20% des émissions des gaz à effet de serre, une consommation de 20% d’énergies renouvelables, une économie d’énergie de 20%. Plus précisément : baisse de 21% des émissions de gaz à effet de serre dans l’industrie, et de 10% dans les secteurs non industriels, grâce au mécanisme de quotas d’émission progressifs. Un sursis jusqu’en 2020 pour payer la totalité de ces quotas a été accordé aux pays de l’est dépendant du charbon pour la production d’électricité ; 12% des quotas alloués le seront aux pays de l’est, moins développés, les 88% restants étant alloués aux autres pays des 27 ; la part des agrocarburants doit être de 10% en 2020.
Au niveau mondial, la nouveauté a été le fonds d’adaptation, destiné aux pays pauvres pour lutter contre le réchauffement. Ce fonds doit être financé par les recettes provenant du mécanisme de développement propre (MDP) : lequel mécanisme est celui par lequel un pays développé, par un projet, permet d’économiser des émissions de gaz à effet de serre dans un pays pauvre, et obtient un crédit de tonnes de carbone évitées. Beau principe, mais peu suivi d’effets, puisque le fonds d’adaptation n’a été doté que de 50 millions de dollars, quand 200 milliards de dollars, selon le secrétariat de la Convention sur le changement climatique, seraient nécessaires pour stabiliser les émissions mondiales. Néanmoins, le principe a été acquis que les pays tropicaux protégeant leurs forêts (permettant donc le stockage du carbone par les arbres) soient rémunérés pour leurs efforts de conservation.

. De plus en plus d’inondations dans le monde. Causées par le réchauffement climatique, le bétonnage des sols, la déforestation et l’agriculture intensive, les inondations croissent à un rythme plus soutenu dans le monde : 60 en 1990, 200 en 2007. L’ONU estime que 50 millions de personnes devront quitter leurs terres en 2010, soit à cause de la sécheresse, soit à cause des inondations. Parmi les pays concernés, les Maldives (dans l’Océan indien), promises à la disparition d’ici la fin du siècle. Ce pays prospecte actuellement pour acheter des terres d’exil pour la population, avec l’argent généré par le tourisme (500 000 visiteurs par an, un milliard de dollars de revenus).

. Le maïs traditionnel contaminé par des OGM. Dans l’un des berceaux de la culture du maïs, au Mexique, l’Etat d’Oaxaca, des transgènes Roundup Ready et Bt (Monsanto) ont été retrouvés, confirmant une étude scientifique conduite en 2001. Et ce, malgré le moratoire mexicain sur l’utilisation de semences OGM.

. Placements douteux d’Eco-Emballages. La société, qui collecte les redevances des producteurs sur les emballages (411 millions € en 2007), pour les reverser aux collectivités, a créé le scandale en plaçant 55 millions € dans des paradis fiscaux (ces placements sont probablement perdus en raison de la crise financière mondiale). Le directeur, Bernard Hérodin, a été révoqué.

. Les lynx vont mieux. Constats d’amélioration pour le lynx en France, qui compte désormais une quarantaine d’individus dans les Vosges et une centaine dans les Alpes et le Jura ; et pour le lynx ibérique, bien plus menacé (par la myxomatose des lapins, sa principale nourriture, et par la réduction et le fractionnement de son habitat), dont 82 individus sont nés en 2008 (dont 21 en captivité) en Espagne (l’espèce vit aussi au Portugal). L’Espagne doit procéder en 2009 à des réintroductions.

. Les oiseaux nicheurs vont mal en France. La Liste rouge française des espèces menacées révèle que 73 espèces sur 277 d’oiseaux nicheurs sont soumis à un risque d’extinction. Causes : intensification des pratiques agricoles ; régression des prairies naturelles ; tirs au fusil et empoisonnements ; raréfaction des proies ; électrocution sur les lignes à haute tension ; pollution ; et pour l’avenir, réchauffement climatique. Déclin important de nombreuses populations de ces oiseaux depuis une vingtaine d’années.

. Une filiale d’EDF condamnée pour des effets sanitaires néfastes sur le bétail. C’est une première. Le tribunal de grande instance de Tulle a condamné, le 28 octobre, RTE (Réseau de transport d’électricité), pour les effets néfastes, sur les vaches et les porcs, d’une ligne électrique de 400 000 volts située à proximité immédiate d’une exploitation agricole (à Latronche, en Corrèze).

 

Anniversaire

. Bicentenaire de Charles Darwin, le 12 février.

Publications

. « Sauvages » photos de Bruno Calendini (Ed. Cacimbo et Le Monde de la Photo) (photos de paysages et de faune sauvages).

. « Sur les traces du roi des marais » de Geneviève Renson (Ed. Kubik) (plaidoyer pour l’oiseau bec-en-sabot).

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