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Evénements

  • Surchauffe planétaire en 2017. Durant l’année 2017, le climat mondial a connu des extrêmes, en raison du réchauffement. C’est ce qu’a établi l’agence fédérale américaine de la National Oceanic and Atmospheric Administration, avec la collaboration de 500 scientifiques de 65 pays.

– Gaz à effet de serre : la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère a augmenté, s’établissant à 405 parties par million (ppm), soit 2,2 ppm de plus qu’en 2016. Les émissions de CO2 ont progressé de 2%.
– Températures terrestres : elles ont dépassé de 0,38°C à 0,48°C la moyenne des températures de la période 1981-2010. Un record a été établi à 53,5°C en août, dans l’ouest du Pakistan.
– Océans : si les températures à la surface des océans ont été légèrement inférieures à celles de 2016, leurs températures dans la partie supérieure (jusqu’à 700 mètres de profondeur) ont largement augmenté. Ce qui a notamment occasionné la poursuite du blanchissement des coraux, dont certaines zones sont sujettes à 95% de mortalité. Par ailleurs, l’élévation du niveau des mers a continué, elle a été en 2017 de 7,7 cm supplémentaires par rapport à 1993.
– Régions polaires : elles continuent à être très affectées par le réchauffement. L’étendue maximale du pack, en Arctique, a été la plus faible depuis 1980. Le même phénomène s’est produit en Antarctique.
– Précipitations et sécheresse : la multiplication des pluies extrêmes et des épisodes de sécheresse sévère ont concerné l’ensemble des continents. Parmi les pays les plus touchés, l’Inde, la Russie et la plupart des Etats africains.– Ouragans : 85 cyclones tropicaux ont été recensés, soit 3 de plus que la moyenne 1981-2010. Le Texas, la Louisiane et les Caraïbes ont en subi les effets en priorité.

  • 50°C, voire plus, en France après 2050 ? Le climatologue Jean Jouzel a livré une estimation pessimiste sur la poursuite du réchauffement climatique, en prenant l’exemple de la France. Selon lui, à la fin de la prochaine décennie, ce pays connaîtra des températures de 45°C, et après 2050, de 50°C, voire 55°C dans certaines régions. Les incendies, jusqu’à présent largement cantonnés au sud, pourront se multiplier dans l’ouest et dans le centre. Et globalement, il considère qu’ « il va être très difficile de tenir l’objectif des 2 degrés [considéré comme le seuil à ne pas dépasser d’augmentation de la température mondiale pour prévenir les risques majeurs du réchauffement) ».
  • Rupture catastrophique d’un barrage au Laos. Au moins 7 villages et des centaines de personnes ont été emportés par la rupture d’une des retenues d’un barrage en construction dans le sud du Laos, près des frontières du Cambodge et du Vietnam, le 23 juillet, qui a libéré 5 milliards de mètres cubes d’eau. Ce barrage, nommé Xe-Pian Xe Namnoy, est établi sur un affluent du Mékong. Le Laos a lancé un vaste programme de construction de barrages, 45 jusqu’à ce jour, dont une dizaine sont opérationnels. Mais les accidents se multiplient, avec notamment, en septembre 2017, la rupture d’un autre barrage, dans le centre du pays. Les dommages créés à l’environnement ne semblent pas être réellement pris en compte par un gouvernement qui considère ces ouvrages d’art comme une source de revenus importante, avec la corruption qui s’ensuit. Le déclin des pêcheries au Vietnam, due au détournement d’eaux du Mékong, est également la source de vives tensions avec ce pays.
  • Les volcans d’Auvergne inscrits au Patrimoine mondial de l’humanité. C’est la chaîne des puys de Limagne qui a bénéficié de cette reconnaissance, début juillet. Après deux candidatures infructueuses. Cette chaîne regroupe 80 volcans, sur 24 000 ha, vieux de 8 400 à 95 000 ans. Le classement par l’Unesco doit favoriser l’augmentation des retombées économiques et touristiques pour la région.
  • Trafic d’espèces marines dans le parc des Calanques. Ce parc, le dernier-né des parcs naturels français, est protégé. Il est aussi l’objet d’un braconnage. Comparaissent actuellement en justice quatre pêcheurs, qui ont pris, en quatre mois et demi, 2 900 douzaines d’oursins, 750 kg de poissons et 75 kg de poulpes, mais aussi un grand nombre de mérous et de corbs, dans les zones interdites à la pêche du parc. L’administration du parc réclame aux prévenus notamment 450 000 euros pour le préjudice écologique subi. Il est possible qu’il se retourne aussi contre les restaurateurs, écaillers et poissonniers de Marseille, qui ont commercialisé cette pêche illégale.
  • La moitié des terres du monde dégradées. La troisième édition de l’Atlas mondial de la désertification, publié sous l’égide de la Commission européenne, a établi que plus de la moitié de la surface terrestre est dégradée par les variations climatiques et les activités humaines. Chaque année, l’équivalent de la moitié de la surface de l’Union européenne, soit plus de 2 millions de km2, subit cette situation, avec l’Asie et l’Afrique comme étant les continents les plus touchés. Parmi les effets directs de cette dégradation, le déclin de la productivité des sols. Entre 1999 et 2013, il a concerné 20% de la surface terrestre végétale. On estime, comme conséquences attendues à court terme de ces phénomènes, qu’en 2030 les forêts primaires devraient avoir disparu du Paraguay, du Laos et de Guinée équatoriale.
  • Les zones marines sauvages réduites à une peau de chagrin. Un étude publiée par la revue Current Biology, en juillet, a calculé que seulement 13% de la surface des océans serait encore vierge de dégradations liées aux activités humaines. Soit 55 millions de km2, essentiellement en haute mer, dans l’hémisphère Sud et aux pôles. Et encore plus grave, ces zones ne disposent d’un statut de protection que pour 5% d’entre elles.
  • Un code du bien-être animal en Belgique. Ce pays fait office de précurseur, le gouvernement de Wallonie ayant adopté, en juillet, un code du bien-être animal, qui contient un très grand nombre de mesures favorables : interdiction de détenir un cétacé ; interdiction des cages à poules ; interdiction « d’entraver la liberté de mouvement d’un animal au point de l’exposer à des douleurs, des souffrances ou des lésions évitables ou de le maintenir perpétuellement attaché » ; installation de caméras dans les abattoirs ; refus d’autoriser l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques (les animaux domestiques restant admis). Ce code doit être encore avoir l’aval du Parlement régional, mais les perspectives de son entrée en vigueur semblent assurées.
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