1er JUIN 2004 :

La charte de l’environnement devant le Parlement
Elle devrait être votée par l’Assemblée le mardi 1er juin. Elle devra ensuite être examinée par le Sénat fin juin, puis revenir devant les députés ; ensuite, il restera à déterminer si le texte est soumis au Parlement réuni en congrès, ou proposé en référendum. Le principe de précaution cristallise toutes les oppositions. Ce principe n’en est pas moins déjà inscrit dans les conventions sur le changement climatique et de la biodiversité ; dans le traité de Maastricht ; dans la loi Barnier (1995) sur la protection de la nature. L’article relatif à ce principe mentionne les  » dommages irréversibles  » (et non pas les  » risques majeurs « ) et le principe du  » pollueur-payeur  » ne figure plus.

Des plantes transgéniques n’ayant pas besoin d’engrais
Elles ont été mises au point par une équipe japonaise, en greffant un gène du maïs qui facilite l’assimilation de l’azote par la plante. Les plantes sont l’arabette (Arabidopsis thaliana) et la pomme de terre.

Un maïs très résistant aux herbicides
Une firme américaine a mis au point un maïs pouvant tolérer jusqu’à six fois les quantités de glyphosate (la substance du Roundup) utilisées en temps normal. Cette plante OGM dégrade l’herbicide absorbé, contrairement aux semences OGM de Monsanto, qui accumulent l’herbicide dans leurs tissus.

La Commission européenne donne le feu vert à l’importation de maïs BT11
Le mercredi 19 mai. Ce maïs est produit par la société Syngenta. Les fabricants français de maïs doux ne s’en sont pas moins engagés à ne pas commercialiser de maïs OGM.

Monsanto abandonne le blé transgénique
Au moins provisoirement. Opposition avérée des grands céréaliers canadiens (Monsanto avait déposé un dossier d’homologation auprès des autorités canadiennes).

Le Gaucho est retiré du marché en France
Le ministre de l’agriculture a suspendu sa commercialisation jusqu’en 2006, pour le maïs (il avait déjà été interdit pour le tournesol). Une illustration (bien que plus que tardive) du principe de précaution. Satisfaction de l’Union nationale des apiculteurs de France (Unaf) et consternation de BayerCropScience. Néanmoins la décision intervient après les semis 2004.

Palmarès  » santé-pollution  » en France
Numéro de mai de Ca m’intéresse. Classement effectué avec les paramètres de la qualité de l’air, des transports publics, des déchets et de la qualité de l’eau. En tête, Amiens, Limoges et Caen. Pour l’air et les transports, Dijon, Nancy et Annecy. Pour l’air et les polluants, Dunkerque, Nevers et Valenciennes. Pour l’air et les déchets, Nevers, Perpignan et Le Mans. Paris est à la 26ème place du classement général.

Le plastique pollue la mer
Les plastiques répandus en mer s’accumulent sur les sols des océans, sous forme de micro-particules. Neuf types de plastiques sont communs, dont le nylon, le polyester et le polyéthylène. L’étude est due à un chercheur anglais. Une autre étude a établi que des micro-particules de plastique sont aussi concentrées dans le plancton. Les échantillons sont examinés depuis les années 1960. Les micro-particules se retrouvent chez des organismes marins consommateurs, comme des crustacés et des vers.

La pollution de l’air fait muter l’ADN
Des souris exposées à la pollution urbaine développent des mutations, qui sont transmises à la descendance. Tests confirmés (premières études en 2002) avec des souris placées près d’une autoroute et d’une aciérie. Les mutations sont transmises par le père. C’est la première fois qu’il est établi que cette pollution peut être héréditaire chez des mammifères (elle a déjà été établie pour des oiseaux et des poissons

Les mollusques en déclin prononcé
Ce sont les grands oubliés des causes de la conservation. Les invertébrés représentent 99% de la biodiversité et parmi eux les mollusques sont entre 50 000 et 200 000 espèces. Mais 2% seulement d’entre eux sont évalués pour leur statut de conservation. Les mollusques non-marins (terrestres et d’eau douce) sont parmi les plus menacés (bivalves comme les moules, gastéropodes comme les escargots). 42% des 693 extinctions d’espèces enregistrées depuis l’an 1500 sont celles de mollusques. Les espèces non-marines représentent 99% de ces extinctions.1930 espèces sont inscrites dans la Liste rouge de l’UICN.

Pas de concurrence entre les mammifères marins et les pêcheurs
Une biologiste canadienne a établi pour la première fois qu’il n’y aurait pas de réelle concurrence alimentaire entre les mammifères marins (cétacés et pinnipèdes) et les pêcheurs pour le poisson. 80% des pêches viennent de zones du monde où les mammifères marins sont peu présents. 99% des zones de nourrissage des mammifères marins sont celles où les pêches sont rares. Il reste quelques zones de superposition où existent des conflits entre les uns et les autres – près de l’Islande, dans la mer de Béring, dans la mer Jaune jouxtant la Corée.

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